C’est sous la présidence des ministre de l’enseignent supérieur, Bouréma Kansaye et de la communication, Alhamdou Ag Ilyène que s’est ouvert la 2ème édition des journées Scientifiques des Sciences de l’Information et de la Communication (JOSSIC).
Cadre d’échanges entre praticiens et chercheurs en sciences de l’information et de la communication, ces JOSSIC ont pris l’habitude d’aborder des sujets de réflexion exclusivement dédiés aux problèmes du continent.
C’est ainsi qu’après avoir planché sur « Médias et géopolitique » lors de la première édition, elles s’attaquent cette année aux enjeux, les défis et les perspectives des médias face aux mutations en Afrique.
Pour apporter des éléments de réponses à ces enjeux du continent, les panélistes sont venus de plusieurs pays histoire de donner aux participants une vision holistique de la situation des médias.
Selon le directeur de l’École Supérieur de Journalisme et des Sciences de la Communication (ESJSC), Aboubacar Abdoulwahidou Maïga « ces journées ont été imaginées pour devenir, en marge de la journée mondiale de la liberté de la presse, un espace de promotion de la recherche en sciences de l’information et de la communication au Mali et en Afrique. Elles visent à créer une opportunité de rencontre et de confrontation intellectuelle entre professionnels des médias et de la communication, communauté universitaire, décideurs publics et monde des ONG ».
Face aux flux d’informations du Nord vers le Sud, à la consommation sans filtre de l’information par les peuples du continent et à l’accentuation de cette domination médiatique par internet, il est important selon Aboubacar Abdoulwahidou Maïga de réfléchir pendant les deux jours des JOSSIC sur les « solutions devant aider à adapter nos politiques et stratégies d’information et de communication à nos besoins spécifiques ».
Pour ce faire, il appelle les universitaires, journalistes-chercheurs et experts à s’approprier le débat de façon décomplexée et en proposer des préceptes endogènes, consubstantiels « à notre façon de penser, de vivre, de traiter et de consommer l’information ».
Mohamed DAGNOKO





