Ce 24 Mai marque l’an 3 de la prise du pouvoir par le colonel Assimi Goïta, jusque-là vice-président de Bah Ndaou.
Si pour marquer cette date anniversaire, le président de la transition pose la première pierre d’une centrale solaire à Sanankoroba, son premier ministre, notamment son camp fait un communiqué au vitriol pour dénoncer le traitement qui lui est réservé.
Ça va beaucoup parler aujourd’hui dans les salons feutrés de la capitale notamment autour du mémorandum du M5-RFP tendance Choguel.
Dans ce mémorandum à l’allure de brulot, le M5 commence par rappeler la base de son partenariat avec les autorités après selon lui « une phase de navigation sans vision claire et sans objectifs précis ».
Les termes de ce partenariat « sous forme de compromis politique » sont entre autres :le renforcement de la sécurité, faire des réformes politiques et institutionnelles, organiser des élections, promouvoir la bonne gouvernance et appliquer intelligemment l’accord de paix issu du processus d’Alger.
Mais 2 ans et 2 mois plus tard, le M5 dit constater que ce partenariat a été rompu unilatéralement par la prise d’importantes décisions auxquelles le premier ministre n’a pas été associé.
Il s’agit tout d’abord du remaniement ministériel du 1er juillet 2023, de la finalisation de la réorganisation territoriale, de la gestion de la crise énergétique, de l’organisation de la campagne référendaire, des discussions sur l’Alliance des États du Sahel (AES) et la cruciale question des élections.
Cette mise à l’écart du PM intervient selon son camp au moment où l’on assiste au retour de « certaines pratiques de l’ancien système qui jurent avec les intérêts supérieurs du peuple malien ». Ces pratiques pour eux ont pour noms : les arrestations extrajudiciaires, le retour progressif et l’infiltration de ceux qui avaient combattu le renouveau etc.
Enfin, le M5-RFP tendance Choguel trouve que le dialogue inter-maliens qui vient de s’achever a été dévoyé de ses objectifs. Il dit ne pas comprendre la prolongation de la transition proposée, s’insurge contre l’auto promotion des colonels et la négociation avec les terroristes.
Ce sont entre autres recommandations que la tendance Choguel du M5 rejette.
Comme pour dénoncer la « trajectoire » prise par la transition, le M5 dit dénoncer ces actes pour ne pas être comptable de la sitaution actuelle. Un divorce en perspective entre les autorités et Choguel ? Beaucoup le pensent.
Mohamed DAGNOKO





