Il y a 3 mois, le gouvernement malien par un décret interdisait toutes les activités politiques et les activités des associations à caractères politiques. Hier mercredi, en conseil des ministres, cette décision qui selon les autorités avait été prise pour permettre la tenue du dialogue inter-maliens a été levée. Une décision appréciée par les maliens qui espèrent maintenant voir publier un calendrier électoral.

 Passé le moment de la surprise, Nia Dialla Keïta, observateur de la scène politique malienne se réjoui de cette décision des autorités de la transition de levée la suspension des activités des partis politiques. Une décision qui selon lui doit permettre d’apaiser le climat politique.

 Cette décision intervient alors que onze acteurs politiques, arrêtés le 20 juin dernier au domicile de Moustaphe Dicko à Baco Djicoroni ACI en commune V du district de Bamako sont en prison car accusé de « tentative de déstabilisation, atteinte à la sureté et trouble à l’ordre public ». Cette décision selon Mamadou Togola va certainement influer sur leur sort. « Puisse que la suspension a été levée et qu’ils sont en prison pour avoir braver cette suspension je pense dès lors que la justice doit se pencher sur leur cas et pourquoi pas les libérer » pense-t-il.

Journaliste au Desk politique du quotidien privé « l’Indépendant », Daouda Sangaré pense que cette levée de suspension est un prélude à une publication prochaine d’un calendrier électoral. « Au vu des dernières évolutions sur la scènes politique, je pense que cette levée se fait avant une prochaine publication du calendrier électoral. Puisqu’on ne saurait parler d’élections sans partis politiques et sans acteurs politiques la lavée de la suspension s’imposait donc aux autorités ».

Membre de l’association des jeunes enfants communicateurs, la jeune Fatoumata Lelenta se félicite de revoir les partis pouvoir reprendre leurs activités car contribuant selon elle à la vitalité de la société.

 Dans un post sur Facebook, l’ancien premier ministre, Moussa Mara et président d’honneur du parti Yelema a félicité les autorités pour cette décision et a demandé la libération des politiques arrêtés en lien avec cette suspension.

Mohamed Dagnoko