En levant le 10 juillet dernier la mesure de suspension des activités des partis politiques et des activités à caractères politiques des organisations, les autorités ont voulu apaiser le climat politique. La rencontre avec la classe politique initiée le 15 juillet par l’Autorité Indépendante de Gestion des Élections (AIGE) participe de cette même volonté faisant penser à la publication très prochaine d’un calendrier électoral.
Ce lundi 15 juillet, ils étaient plusieurs partis politiques à répondre à l’invitation de l’Autorité Indépendante de Gestion des Élections (AIGE). À l’ordre du jour, la reprise du cadre de concertation après plusieurs mois d’arrêt, suite à la mesure des autorités de suspendre les activités des partis politiques. Une occasion pour le président de l’AIGE, Moustapha Cissé, et les partis de se parler et surtout de parler des futures échéances électorales.
« Ce nouveau contexte politique, sinon cette opportunité qui est offerte crée les conditions favorables pour notre cadre de concertation qui apparait comme la matérialisation institutionnelle du dialogue entre l’AIGE et les partis politiques d’assurer l’organisation et la tenue d’élections apaisées dans notre pays » a souligné Moustapha Cissé.
Cette initiative de l’AIGE de les associer aux discussions devant aboutir à la bonne organisation des processus électoraux a été très apprécié par les leaders des partis, a l’image de Nouhoum Togo du parti l’Union pour la sauvegarde de la république, même si au passage ils notent certains réaménagements indispensables avant la tenue de ces dites élections.
« Nous sommes venus écouter l’AIGE pour qu’il nous propose quelque chose. Ce qui est rassurant après avoir discuté avec eux, ils nous montré par A+B qu’ils sont prêts sur l’aspect technique, matériel et la logistique pour organiser des élections. Pour nous c’est rassurant. Il ne reste plus qu’au niveau du ministère de l’administration territoriale, du gouvernement qu’ils s’asseyent avec les partis politiques pour le relever le défis du consensus pour aller à la publication d’un calendrier électoral rapidement » indique Nouhoum Togo.
Observateur de la scène politique malienne et journaliste reporter à l’hebdomadaire le Hogon, Tidiane Bamadio estime que la levée de la suspension et la tenue de cette rencontre de l’AIGE avec les partis est un préalable à la tenue très prochaines des élections.
« Nous pensons que dans les jours à venir, les autorités de la transition vont fixer une date pour les prochaines élections. La levée de la suspension va permettre aux responsables des partis politiques, même si certains sont en prison, de se positionner pour la conquête du pouvoir » croit-il.
Si les conditions pour aller aux élections semble être réunis, le boycott de la rencontre de l’AIGE par le cadre des partis politiques signataire du communiqué conjoint du 31 mars, exigeant la libération de leurs camarades emprisonnés semble être la seule tâche noire de ce tableau.
Mohamed Dagnoko





