À Bamako, hier mardi, plusieurs points stratégiques dont l’école de gendarmerie ont été victimes d’une attaque terroriste revendiquée par le groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans. Si les autorités maliennes ont affirmé avoir la situation sous contrôle, ils avaient promis de donner plus de détails sur les circonstances de cette attaque et de ses auteurs par les canaux officiels. Retour sur une journée mouvementée qui a entrainé la suspension des vols et la perturbation du trafic dans la capitale malienne.
Il est 4 heures du matin quand des détonations et des tirs nourris ont été entendus dans les alentours de l’école de la gendarmerie de Bamako. Les premières informations faisaient état d’exercices de tirs avant que l’on ne se ravise face à l’intensité des coups de feu.
Pour mettre fin aux supputations, l’État-major général des Armée a rapidement fait un communiqué informant qu’il s’agissait d’une attaque terroriste et de rassurer que la situation était sous contrôle. Malgré cela, Issa Touré, acteur culturel pense qu’il faut renforcer la sécurité « Aujourd’hui c’est l’école de gendarmerie, demain, ils peuvent se retrouver à Kati ou à Koulouba ce n’est pas notre souhait. Donc il faut prendre les mesures qui s’imposent et dès maintenant ».
Dans la foulée de ce communiqué de l’État-major général des Armées, le ministère de la sécurité et celui des transports faisaient des communiqués. Le premier invitant les citoyens à vaquer à leurs occupations et le second annonçant la suspension des vols.
En milieu de matinée, le calme était de retour, les opérations de ratissages était en cours, les populations vaquaient à leurs occupations.
Aux images de terroristes arrêtés par les forces armées massivement relayées sur les réseaux sociaux a succédé la présentation au journal télévisé de 13 heures d’une vingtaine suivi de l’interview du chef d’État-Major général des Armées qui a rassuré, appelé au calme et surtout à ne pas faire d’amalgame.
Les opérations de ratissages qui comme l’avait annoncé l’État-major général des Armées dans son communiqué se sont poursuivis au niveau de l’aéroport où des terroristes avaient trouvé refuges dans les nombreux champs qui bordent cet espace en cette période hivernale.
Les quelques coups de feu entendus dans la zone ont vite fait pondre des dépêches à des agences de presse internationale que les « combats avaient repris » là où il s’agissait de traque des terroriste par l’armée.
À cette Fake News s’est ajoutée une autre imitant les logos des forces armées et indiquant qu’un couvre-feu était instauré de 18 heures à 06 du matin. Cette intox a été vite démentie par les services de la communication de l’armée.
En ce début de soirée, le président de la transition comme pour lancer un message à ses compatriotes recevait les ministres des Affaires Étrangères de l’AES en conclave à Bamako depuis 48 heures.
Si le groupe terroriste de soutien à l’islam et aux musulmans a revendiqué cette attaques, l’État-major avait promis de donner plus d’informations sur les circonstances de cette attaque et ses auteurs.
Des informations que les maliens attendent avec impatience ce 18 Septembre, 24 heures après l’attaque et 4 jours avant la célébration de la fête d’indépendance.
Mohamed DAGNOKO





