Le Fonds au profit des victimes de la Cour Pénale Internationale a tenu une conférence de presse pour faire le point de la mise en œuvre des mesures de réparations collectives décidées par les juges de la cour pénale internationale dans l’affaire Ahmad Al Faqi Al Mahdi.
Après la réalisation des réparations symboliques, le fonds au profit des victimes de la cour pénale internationale a depuis le mois de juin dernier finalisé la phase des réparations individuelles. “Nous avons avec l’accompagnement des communautés de Tombouctou identifié et dédommagé plus de 1680 personnes” a dit la responsable des programmes du fond, Aude La Goff.
À la question de savoir combien ont perçu chaque personne, elle dira que cette information étant gardée secrète par la Cour Pénale Internationale elle ne pouvait le divulguer.
Si les deux premières phases du programme sont totalement mises en œuvre, la dernière phase, celle de la réparation collective est à ce jour selon les acteurs, réalisée à plus de 70% et ils espèrent atteindre les 100% en décembre 2025 date de fin du programme.
« Nous venons de finir la reconstruction du mausolée de Mohamed Ould El Arawani dans le cadre des réparations collectives. C’était le seul mausolée détruit qui n’avait pas été reconstruit sur les neuf mausolées depuis la crise de 2012 » a indiqué Modibo Bagayoko, chef de projet à UNESCO.
La dernière mission à Tombouctou il y a une semaine avec les autorités maliennes a permis de poser des actes allant dans le sens de la commémoration et de préservation de la mémoire collective.
« le déplacement à Tombouctou a été un moment important, un moment solennel et symbolique pour exprimer la solidarité envers les victimes » a souligné Aude Le Gauf.
Le représentant des familles des saints à cette conférence de presse, Chirfi Moulaye Haïdara s’est réjoui de la bonne mise en œuvre du programme et de son caractère inclusif.
Mohamed Dagnoko





