La cour de l’Ecole Mamadou Diarra N°2 de Médine Coura a servi de cadre ce jeudi 17 octobre dernier à la cérémonie de lancement du Projet dénommé : ‹‹Nous sommes prêts ›› pour la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) de la Fédération nationale des jeunes Filles et Femmes pour leur Autonomisation (FENAJFA) sous le financement du Fonds canadien d’initiatives locales FCIL 2024-2025 de l’Ambassade du Canada au Mali.
La cérémonie était placée sous la présidence de Mme Diallo Diana Azar, représentante du ministre de l’Education nationale, en présence de la Directrice exécutive du FENAJFA, Mme Ramata Diakité, de la Chargée d’affaires de l’Ambassade du Canada au Mali, Mme Mawiya Abdourahman, ainsi que des autorités coutumières, religieuses et administratives de la Commune II du district de Bamako.
Les VBG sont une violation des droits humains et elles ont un impact négatif sur les résultats scolaires, sur l’insertion professionnelle, le maintien dans un métier, la santé physique et psychologique, le bien être émotionnel et le capital social des apprenantes et des apprenties, des enseignant·e·s et des employeurs.
C’est partant de ces constats que la FENAJFA en partenariat avec l’ambassade du Canada sous le soutien financier du Fonds canadien d’initiatives locales que sera mis en œuvre ce projet dénommé « nous sommes prêts » pour la lutte contre les violences basées sur le genre à Bamako et à Koulikoro.
Selon sa Directrice exécutive, Mme Ramata Diakité, au cours de ce projet, le FENAJFA compte organiser : au moins quatre (04) émissions radiophoniques dont deux (02) à Koulikoro et deux (02) à Bamako pour lutter contre les violences basées sur le genre, promouvoir l’égalité femme/ homme surtout en milieu scolaire et booster l’adoption du projet de loi VBG. Des actions de plaidoyer seront entreprises pour l’implication des leaders communautaires et traditionnels et des communicateurs traditionnels, les parents d’élèves et les enseignants. La formation d’au moins100 élèves dont au 60% de filles connaissent les instruments juridiques et les structures de prise en charge des survivantes de VBG, le leadership, les masculinités positives, l’entreprenariat, la santé sexuelle et reproductive, ainsi que l’organisation de deux (2) activités culturelles inter-scolaires (concours, poèmes) figurent également au programme du projet .
A travers des modules spécifiques de sensibilisation concernant l’égalité des genres, les jeunes, garçons et filles, selon Mme Ramata Diakité, seront formés pour être des champions du changement. ‹‹Au total, 650 personnes seront touchées de façon directe et 5000 de façon indirecte››, a-t-elle ajouté.
Ce projet fait partie de 11 autres que l’Ambassade du Canada soutient, cette année, dans le cadre du Fonds Canadien d’Initiatives Locales (FCIL). Selon la chargée d’affaires, Mme Mawiya Abdourahman, il a été sélectionné à la suite d’un processus rigoureux mettant en compétition plus de 200 projets. ‹‹Vous avez pu vous démarquer grâce à la particularité de votre projet qui cible les jeunes scolaires (écoliers) et leurs encadreurs (enseignants); et la nature de votre organisation, qui se veut un regroupement de promotion des jeunes filles et femmes››, a-t-elle expliqué. Avant de féliciter les responsables du FENAJFA et de les encourager pour l’atteinte des objectifs du projet.
L’un des temps forts de cette cérémonie de lancement a été la prestation du sketch et de slam.
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