Les États-Unis ont élu leur 47ème président en la personne de Donald Trump. Une élection qui a été suivie par le monde entier compte tenu de la place importante que joue ce pays sur le plan international. Au Sahel, notamment dans les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), on se pose déjà la question de savoir qu’elles seront les nouveaux rapports avec un président qui a déjà dirigé les États-Unis. Si pour certains rien ne va changer, d’autres sont optimistes et espèrent des relations renforcées.

 Aux États-Unis, après quatre de gestion des Démocrates, les Républicains reprennent la main. Les relations entre  ce pays et le reste du monde seront orientées par la politique que va mener Donald Trump.

Dans les pays du Sahel notamment au Mali on s’attend à ce que les rapports connaissent un recul comme lors du premier mandat de Donal Trump.

 « Le président Trump depuis son premier mandat a toujours eu un désintérêt envers le continent. Son mandat actuel va donc s’inscrire dans la même dynamique s’agissant de l’aide à destination de l’Afrique en passant par les formations militaires destinées aux forces de sécurité et de défenses. Ce  sont des éléments qui vont être en recul sous le président Trump» soutient l’analyste politique, Aly Tounkara.

Au sein de l’opinion malienne, les avis sont partagés. Si pour les premiers il n’y aura rien de nouveau les seconds estiment que son arrivée et sa politique de non immixtion dans les politiques internes peuvent faire évoluer positivement les rapports entre les États-Unis et le Mali.

Pour Mohamed Lamine Touré, conseiller au Conseil National de transition “rien ne va changer” mais il souhaite toute fois une diplomatie plus active des dirigeants maliens pour des relations renforcées avec les États-Unis compte tenu de leur poids dans le monde. À contre courant de Mohamed Lamine Touré, Daouda Sangaré, journaliste que quotidien privé “l’Indépendant” estime que le désintérêt de Trump pour les pays africains loin d’être un handicap est un atout pour des pays comme le Mali qui aspire à se développer et à ne pas se laisser dicter sa conduite. En ce sens, il pense que Trump contrairement à ce que beaucoup pensent peut bien s’entendre avec des dirigeants qui n’attendent rien de lui forcément si ce n’est le respect et des partenariats gagnants-gagnants.

Le Mali, le Burkina et le Niger qui sont engagés dans une alliance militaire et économique ne pourront pas selon l’analystes politique, Aly Tounkara compter sur l’appui des États-Unis car ne représentant pas d’intérêts économiques aux yeux du nouveau président .

« Trump comme président des États-Unis, le lien n’est pas toujours évident à établir avec les pays sahéliens s’agissant de l’offre dans le domaine sécuritaire en passant même par les relations économiques où le continent passe comme faible et où les États-Unis n’ont pas grand-chose à tirer comme profit. Comme il faut s’y attendre, Trump aura  la même attitude comme ce fut le cas lors de son premier mandat» croit-il.

Pour certains analystes, l’un des moyens pour les États de l’AES de bénéficier de partenariats solides et bénéfiques avec le régime Trump est qu’ils parviennent à représenter à ses yeux un enjeu économique de premier plan.

Mohamed Dagnoko