Le brouillard s’est dissipé. La certitude est de retour et avec elle le calme. L’imam Mahmoud Dicko n’est pas venu.
Les plus de 1200 forces de sécurité déployés dans les endroits stratégiques de la capitale par la direction nationale de la police sont rentrées.
Ce 14 février restera la fête de l’amour. Pas de place pour des courses poursuites à moins que ce soit dans les cocons d’une chambre parfumée entre amoureux.
Cette journée aura cependant permis de mesurer le dégré d’animosité entre les autorités de la transition et Mahmoud Dicko. Il ne sera pas le bienvenu à moins qu’un compromis soit trouvé entre temps.
Après avoir annoncé la fin très prochaine de la transition et de s’être rapproché des autorités algériennes qui entretiennent des relations excecrables avec Bamako autant dire qu’un retour dans l’immédiat s’annonce très compliqué pour l’ancien président du Haut Conseil Islamique.
Si pour ses partisans cette forte mobilisation des forces de l’ordre pour un seul homme sonne comme une victoire, il faut en tirer la conclusion que les alliés d’hier sont devenus des ennemis jurés d’aujourd’hui.
Mohamed Dagnoko





