Ikram Ben Ibrahim, artiste tunisienne

L’Être Niger” est une œuvre de Ikram Ben Brahim. Elle est en forme de visage humain présentant deux profils (Tunisie-Mali), fixant le public. Elle est soutenue par des pieds plantés dans le fleuve Niger. Cette oeuvre est une contribution dans le rayonnement de l’Art africain contemporain.

Elle a été présentée aux expostions OFF par l’artiste à Ségou, dans le cadre de la 21ème édition de Ségou’Art-Festival sur le Niger.

Qui est Ikram Ben Brahim ?

Ikram Ben Brahim est une jeune artiste plasticienne et visuelle Tunisienne. Elle évolue dans la Critique d’art. Elle est également Maître-Assistante à l’Institut Supérieur des Beaux-Arts de Sousse.

À Ségou, l’artiste Tunisienne a présenté une installation artistique dans l’eau, sur le fleuve Niger. En s’inspirant du thème de cette 21ème édition : << Diversité culturelle, Paix et Unité>>, l’objectif pour elle, était de donner une autre dimension à son installation, montrer comment dans la diversité culturelle, on peut arriver à l’humanité et à la paix.

Venue de l’Afrique du Nord, Ikram a expliqué qu’elle s’est inspirée de quelques motifs qui ont des significations profondes, tirées de sa Tunisie. C’est-à-dire le symbole de Carthage symbolisant le lien entre communautés. Ainsi que des motifs Maliens tirés du patrimoine immatériel du Mali.

C’est pourquoi son œuvre paraît comme une sorte de visage de deux profils qui nous regarde, qui regarde le spectateur dans un même lieu, celui du Niger, comme si c’est notre Niger qui unit les communautés dans un esprit de solidarité et d’échanges.

<< J’ai choisi de me déplacer dans la pirogue, parce que dans l’histoire les échanges commerciales se faisaient par la pirogue à travers le fleuve. Puisse que le festival aussi est sur le fleuve Niger, un fleuve qui unit les populations dans la paix et dans la liberté>>, a-t-elle dit.

<< J’ai voulu aussi focaliser mon attention sur le mosaïque, comme si le fleuve Niger est une mosaïque de tradition et de culture pour célébrer la beauté de notre diversité et notre identité culturelle. Comme si c’est l’être Niger qui réuni les peuples et les communautés>>, a-t-elle ajouté.

Pour Ikram Ben Brahim, le Niger nous enseigne que nous sommes tous interconnectés. Il nourrit l’imaginaire collectif où les histoires se forment et les traditions se transmettent, forgeant ainsi une identité commune, afin de célébrer les différences et la beauté de notre diversité.

Moussa Sékou Diaby