Il était attendu à Ouaga. Il a décidé de rester chez lui, à Bamako. Définitivement.

Il devait y être honoré. Il y sera célébré. Il a choisi son heure.

Avant de partir,il a tenu pour une dernière fois à plaider la cause de l’Art en général et du cinéma en particulier.

Le voir en verve à 10h et fini à 15h, un rappel cruel de notre situation de mortels en attente du décret divin.

Revoir Solo? Ouaga attendra pour l’éternité. Il ne s’y rendra pas pour présider un quelconque jury. Il ne s’y rendra plus jamais.

Mais à Ouaga, il y a été, il y est et y demeurera pour toujours à travers ses Yennega, sa stèle et son héritage.

Le FESPACO ne sera pas sans lui, il se fera avec lui car il sera l’absent le plus PRÉSENT.

Mohamed Dagnoko