Les rideaux sont tombés sur la 12ème édition du Festival Didadi de Bougouni. Pendant trois jours, les milliers de festivaliers venus du Mali et des pays voisins ont vibré au rythme des nombreuses activités culturelles qui font la particularité de ce festival.
Des courses de pirogues, des femmes qui pagaient gaiment et participe à la fête sur le fleuve Baoulé. La visité de lieux touristiques à Flola et à Ngouazana sont autant d’activités qui concourent depuis 12 ans à faire connaitre le potentiel culturel de la nouvelle région de Bougouni au monde entier.
« L’axe touristique du Mali était spécialement dirigé sur le Nord. C’est-à-dire de Bamako en passant par le pays dogon pour aller à Tombouctou et même Kidal. La réalité c’est que les gouvernements maliens et les autorités ont toujours ignoré le Sud. Cependant, le Sud aussi est très riche en sites touristiques connus ou même méconnus. Il suffit de les promouvoir pour en faire des destinations pour que la population locale puisse vivre de ces ressources » dit Seydou Coulibaly, promoteur du festival Didadi.
Sur le site du festival, couleurs et senteurs font le bonheur des festivaliers. Des commerçants qui proposent des produits issus des traditions et des cultures du terroir.
« Cette année on a fait beaucoup de productions car l’année a été décrétée année de la culture par le président de la transition et culture et artisanat vont ensemble. Notre objectif cette année c’est que tous les maliens, jeunes et adultes puisse avoir un habit traditionnel » selon Fofana Kadidia Doumbia qui tient son stand de tenues traditionnelles.
À cette fête de la culture à plus de 160 km de Bamako, y prend part une délégation venue du Burkina pour consolider les liens au sein de l’AES.
« Je peux dire que nous on a commencé avant même que l’AES ne soit une réalité. La forte communauté burkinabè de l’association Lamôgôya participe au festival depuis des années. Cette année, des autorités traditionnelles de chez eux nous ont fait la surprise de nous rendre visite » se réjoui Seydou Coulibaly.
Des concerts géants ont été des moments de réjouissance et de fête lors de cette édition.
Mohamed Dagnoko, de retour de Bougouni




