Le festival Afrobeat international est une rencontre de la musique qui se tient chaque année à Ouagadougou, au Burkina Faso, depuis 12 ans maintenant. La 13 ème édition se tiendra du 24 au 27 avril prochain, même lieu. Et selon Jean Marie Nabi Zopito, directeur du festival Afrobeat international, l’une des particularités de ce festival, ce sont les volontaires.
D’après lui, ils sont l’énergie qui permet le moteur Afrobeat de fonctionner.
<< L’année dernière ils étaient plus d’une trentaine de jeune a apporté une énergie nouvelle à l’organisation du festival. Cette année également des jeunes volontaires ont été sélectionnés après un appel à volontaire, ils sont une vingtaine de jeunes formés sur le plan communicationnel, de la gestion logistique, de la régie du spectacle vivant etc. L’idée pour nous ce n’est pas seulement avoir des volontaires qui accompagnent l’organisation du festival, mais c’est pour qu’ils puissent bénéficier et monter en compétences. C’est un apport très important. Le festival Afrobeat sans l’appui des volontaires ne pourra pas rayonner comme il rayonne>>, a-t-il expliqué.
C’est pourquoi, ajoute- t-il, cette année, des stages ont été octroyés à des volontaires de l’année dernière au sein du challenge communication auprès du festival.
À l’en croire, le festival Afrobeat international, en plus de renforcer les échanges culturels et de promouvoir le partage d’expériences entre les différents acteurs de la scène musicale, c’est aussi un rendez-vous pour la formation d’entrepreneurs culturel.
<<L’idée, c’est de former la nouvelle génération en entrepreneuriat culturel qui pourront aussi par la suite créer des entreprises, créer des emplois et générer des revenus>>, a-t-il indiqué.
Pour rappel, le président du réseau à l’émergence, association qui organise ledit festival, Zopito était à Ségou en février dernier où il a participé aux activités de Ségou’Art-Festival sur le Niger en qualité d’inviter.
Et pour Jean Marie Nabi Zopito, Ségou’Art-festival sur le Niger est une expérience culturelle assez énorme, un rendez-vous à ne pas manquer pour eux, promoteurs des festivals Ouest-Africains au regard de son impact dans le développement de l’industrie culturelle en Afrique. Un carrefour de rencontre important pour chaque acteur, qui leur offre une possibilité de réseauter, de s’ouvrir, de rencontrer des nouvelles personnes, d’être dans des nouvelles dynamiques pour comprendre la marche actuelle dans le domaine des arts et de la culture.
Une différence entre nos deux cultures?
Il estime qu’il y a une similitude entre le patrimoine culturel artistique de son pays et du Mali, deux pays de l’AES.
<< Le Burkina Faso et le Mali, ce sont deux peuples qui sont liés. Il y a une symétrie culturelle entre les deux pays >>, a-t-il souligné.
Bluffé par Ségou’Art, il insiste que c’est une école pour d’autres, une bonne source d’inspiration pour eux.
<< La démarche structurante de Ségou’Art-Festival est exemplaire. Dans tout projet, ce qui est important pour les responsables, c’est de voir son impact sur les communautés. Le festival Afrobeat international doit s’en inspirer>>, a-t-il laissé entendre.
Tout est fin prêt pour accueillir les festivaliers
À Ouagadougou, sur le plan organisationnel, il dira qu’ils sont très bien en avance, tout sera prêt avant le 24 avril prochain. Aux dires du président Zopito, des équipes ont été bien formées pour accueillir les différentes délégations qui viendront de l’Afrique, d’Amérique et de l’Europe. Le thème pour cette édition c’est : << En mouvement >>.
<< Des professionnels viendront du Canada, du Belgique du Maroc. Le festival Afrobeat est en train de devenir une plateforme assez importante qui accueille des délégations beaucoup plus élargies. Pour nous c’est un défi à relever>>, a-t-il fait savoir.
Il informe qu’au préalable, qu’il y a eu la sélection des artistes vedettes très adulés par le public, des artistes très créatifs et qui sont moins connus sur le continent à travers le nouveau projet éclosion, dédié uniquement au jeune talent du continent.
<< Cette année nous serons en mouvement. Après l’éclosion des jeunes talents, il faut les mettre en mouvement dans le monde, sur le continent, mais il faut aussi faire un clin d’œil au mouvement actuel de souveraineté, de réflexion d’indépendance, mouvement enclenché par la jeunesse des pays de l’AES. L’Afrique est en mouvement et le festival Afrobeat doit se mettre en mouvement aux côtés de ces jeunes pour un avenir radieux du continent>>, a-t-il déclaré.
Au programme, du 24 au 27 avril prochain à Ouagadougou une première soirée au Goethe institut, la soirée éclosion et 3 soirée à Tampouy sur le site avec des milliers de festivaliers et des artistes qui viennent d’un peu partout. De la côte d’ivoire, de la Guinée-Bissau, du Canada, de toute les continents. Le festival Afrobeat international est une grande fête de la musique.
L’événement est placé sous la présidence de Pingdwendé Gilbert Ouedraogo, ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme du Faso.
<< Célébrer la richesse culturelle du continent africain et offrir une plateforme aux artistes et créateurs pour exprimer leur talent >>, le Festival Afrobeat International s’inscrive dans cette dynamique, selon les organisateurs.
la programmation artistique du Festival Afrobeat International 13 est ainsi dévoilée comme suite : Flowman Boy, Kayawoto, Reman, Roger Wango, Amzy, Toksa, Francky FP, Flora Paré tous du Burkina Faso. Sans oublier Assisa Brass Band du Bénin, Patche Di Rima de la Guinée-Bissau, Berlea du Sénégal, Kin Orchestra du Congo et plein d’autres artistes qui vont mettre le feu sur scène !
Moussa Sékou Diaby





