En vue de maintenir « l’ordre public » les autorités de la transition ont pris la décision de suspendre toutes les activités des partis politiques et aussi les activités à caractères politiques des organisations.

Une décision qui intervient dans un climat assez tendu entre acteurs politiques et organisations de jeunes. Le meeting des partis qui devait se tenir le vendredi prochain au boulevard de l’indépendance risquait d’être perturbé par des organisations qui elles aussi avaient promis d’y tenir une contre-manifestation.

Pour éviter les scenarios du palais de la culture et de la maison de la presse où, la confrontation physique a été évitée de justesse, les autorités ont décidé de prendre cette décision.

Décision saluée par de nombreux maliens qui craignaient un débordement le vendredi prochain à cause des sorties musclées sur les réseaux sociaux et des menaces non voilées.

Mais ce n’est pas forcément la sérénité du côté des partis  politiques. Après une premier un projet de loi visant à abrogé la charte des partis politiques, cette suspension apparait pour eux comme un préalable à la dissolution.

C’est d’ailleurs la peur de cette dernière mesure qui a poussé les partis à sortir de leur torpeur pour battre le pavé.

En attendant, le projet de loi d’abrogation suit son parcours. Il fait actuellement l’objet de discussion et d’écoutes des acteurs et forces vives par les membres du Conseil National de Transition.

Mohamed DAGNOKO