Las d’encaisser les défaites les unes plus lourdes que les autres, de trainer à travers bois et sables leurs nombreux morts, le groupe de soutien à l’islam te aux musulmans opte pour une autre approche. Défait militairement, ce groupe terroriste compte désormrais sur le soutien des populations maliennes pour venir à bout des autorités de la transition. Dans un communiqué, il appelle clairement les ONGs, les journalistes, les organisations de la société civile, les étudiants à se révolter contre les autorités qu’il nomme « le gang au pouvoir ».
En plus de l’opinion nationale, ce groupe estime que le partenariat du Mali avec la Turquie doit cesser.
Un communiqué qui donne de l’espoir du côté des internautes maliens. Car pour nombreux d’entre eux il s’agit de la « dernière ligne droite » dans la lutte contre le terrorisme et que la « victoire est toute proche ». Car pour ces internautes, ce communiqué traduit non seulement la « montée en puissance de l’armée malienne » mais surtout est un aveu d’impuissance du groupe terroriste.
Et pourtant, il y a peu, sur les plateaux des médias français, notamment TF1 et LCI (qui ont d’ailleurs été suspendues au Mali) les experts en tout genre se relayaient pour annoncer la « tombée » prochaine de Bamako entre les mains de ce groupe terrorisme.
Voir le JNIM décrit contre une foudre de guerre sur les plateaux des télévisons et lire ce communiqué, on se rend compte de la supercherie, de la duplicité et même de la complicité de la part de ceux qui alimentaient cette cabale médiatique.
L’échec d’un complot
En marge du salon de la défense et de la sécurité, le ministre des Affaires Étrangères et son collègue de la communication ont animé une conférence de presse pour dénoncer « un complot dessiné dans des chancelleries ». Lors de cette conférence, le ministre Diop expliquait que le fait pour le JNIM et alliés de s’attaquer aux « cibles molles » que sont les citernes ne visait qu’à provoquer un « soulèvement au sein de la population et occasionner un renversement des autorités ».
Ce communiqué du JNIM appelant à un soulèvement après avoir échoué à le provoquer pars les attaques sur les citernes est une confirmation du complot qu’avaient dénoncé les deux ministres.
D’ailleurs au vu de l’évolution de la situation sur le terrain avec des convois de citernes de plus en plus sécurisés, des défaites dans les rangs des terroristes, l’on a pu constater un glissement sémantique de la part des mêmes experts de salon disant que « l’objectif du JNIM n’était pas de prendre Bamako » car toujours selon eux, il n’a pas l’effectif nécessaire pour gérer une ville comme Bamako. Un camouflet.
Mohamed DAGNOKO





