Les autorités de la transition ont pris des mesures fortes suite aux drames à Danga et à Taloto dans les cercles de Kangaba et de Kéniéba. Ces décisions qui concernent des relèvements et des sanctions sont très appréciées par les populations.

 En conseil des ministres, des mesures fortes ont été prises suite aux drames intervenues à Danga et à Talato et qui ont fait de nombreuses victimes notamment des femmes. La décision de relire les textes sur l’attribution des permis est saluée par Demba Ndiaye, responsable d’une organisation à Kéniéba qui lutte pour la préservation de l’environnement « Relire les textes est une bonne chose. C’est notre combat depuis toujours. L’attribution des permis à des personnes qui ne se soucient pas de notre environnement est la cause de beaucoup de problèmes environnementale et de santé chez nous à Kéniéba. Il faut dorénavant inclure les autorités locales dans le processus d’attribution pour plus de transparence»

 Boubacar Camara, ancien responsable de la jeunesse de Dabia pense que l’attribution prochaine des permis doit répondre à certains critères « Nous sommes nés ici et avons grandi ici. On constate que ceux qui détiennent les permis ne se soucient pas de notre environnement et n’ont pas les mêmes valeurs que nous. C’est pourquoi les conflits sont récurrents ».

 Les drames de Danga et de Talato ont coûté la vie à près de 100 femmes. C’est pourquoi selon Aïchatou Touré, orpailleuse à Diabarou dans la commune de Dabia, ces décisions sont salutaires.

« Nous sommes victimes de brimades sur les sites d’orpaillages de la part des gardiens des lieux. Personnellement, j’ai failli mourir alors que j’étais enceinte. C’est pourquoi je pense que cette décision est très salutaire » témoigne-t-elle.

 Préfets, sous-préfets, responsables de la police, de la gendarmerie, de la garde nationale et des eaux et forêts de la zone de Kéniéba ont été relevés. Au-delà de ces sanctions Boubacar Camara estime qu’il faut que les autorités se penchent sur les organisations locales souvent complices de ces orpailleurs « Il faut maintenant que les autorités trouvent et sanctionnent les organisations locales qui sont de connivences avec certains orpailleurs pour les trafics. Si ces organisations composées de locaux ne sont pas démantelées, le problème reste entier ».

En attendant de voir la mise en œuvre effective des mesures, les populations se disent rassurées.

Mohamed Dagnoko