À la 80ème session des Nations-Unies à New York, le Mali à travers son premier ministre prendra la parole ce vendredi. La lutte contre le terrorisme, l’Alliance des États du Sahel et leur récente sortie du statut de Rome et donc de la Cour Pénale Internationale (CPI) seront certainement au coeur de son discours.
C’était un moment très attendu. L’auteur de la belle formule “se dribbler et garder le ballon” sera de nouveau à la tribune des Nations-Unies. Moment scruté aussi bien au Mali qu’au delà, car de Choguel kokalla Maïga à Abdoulaye Maïga, les premiers ministres maliens nous ont habitué à des formules chocs qui ont longtemps fait jaser des mois après la session. “L’abandon en plein vol” de Choguel lancé à l’endroit de la France suite au retrait unilatérale annoncée de la force Barkhane et le “se dribbler pour garder le ballon” de Abdoulaye MAÏGA servi au président ivoirien, Alassane Dramane Ouattara sont encore frais dans les mémoires.
Mais au delà des piques biens senties distribuées, ces moments ont été privilégiés pour évoquer la sempiternelle question de la lutte contre le terrorisme que le Mali mène depuis plus d’une décennie. Ainsi, dans la droite ligne de la célébration du 22 Septembre, qui marquait le 65ème anniversaire de l’accession du Mali à son indépendance où l’on a pu voir le défilé d’engins de combats et des parades d’avions de combats, il est clair que le général de division se fera le devoir d’aborder la question de la lutte contre le terrorisme et les efforts déployés par les autorités de la transition pour y faire face.
Après s’être entretenu avec ses homologues du Burkina Faso et du Niger le mercredi dernier, c’est clair que la confédération sera en bonne place dans sa communication. Une confédération certes jeune mais qui en termes de résultats tangibles peut se glorifier. Dans la lutte contre le terrorisme dans le Sahel, les résultats de la coordination des forces des trois pays a sérieusement fait reculer l’hydre terroriste. Des actions coordonnées qui ne donnent plus de répit à ces terroristes qui auparavant faisaient la pluie et le beau temps dans la zone dite des trois frontières. Les actions de cette confédération sur le plan économique, sur la libre circulation des personnes et de leurs biens et de ses rapports avec la CEDEAO y seront seront certainement abordées.
Dernier point et non des moindres et la sortie des trois pays du statut de Rome et donc de la Cour Pénale Internationale (CPI) le 22 Septembre dernier. L’AES reproche à la CPI sa justice à double vitesse couvrant certains puissants et s’acharnant sur les faibles. Le cas du premier ministre Israélien, Benjamin Natanyaou qui malgré un mandat émis contre lui fait ce qu’il veut sans être inquiété alors que des cas comme celui de l’ex président ivoirien, Laurent Gbagbo ont été diligenté ne laisse plus de doutes sur la partialité de ce tribunal.
En tout cas, ce moment de prise de parole du général de division sera très suivi et peut-être lui vaudra un accueil en triomphe à condition qu’il puisse répéter à trois reprises une de ces formules chocs dont il a secret et qui comme d’habitudes sont friands les maliens.
Mohamed Dagnoko





