Le ministre des Affaires Étrangères du Nigéria, Yusuf Maitama Tuggar s’est déplacé au Burkina Faso pour rencontrer le capitaine, Ibrahim Traoré. Il était venu présenter les excuses de son pays pour obtenir la libération de leur 11 militaires détenus depuis le 08 Décembre dernier.
« Nous présentons nos excuses pour cet incident malheureux » a-t-il dit en substance.
Ce 08 Décembre, un aéronef de l’armée de l’air nigérian de type C130 a violé l’espace aérien de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel s’est urgemment posé au Burkina Faso.
Cet atterrissage forcé qui a coïncidé avec les opérations d’envergures menées par le Nigéria pour contenir la tentative de coup d’État au Bénin a été vivement dénoncé par l’ensemble des pays de l’AES qui avait aussitôt informés de l’ouverture d’une enquête.
Si des voix s’étaient élevés pour demander la libération immédiate de ces militaires nigérians, il faut croire que la raison a prévalue du côté nigérian à travers cette mission de haut niveau dépêchée auprès des autorités du Burkina pour reconnaitre le tort et plaider la libération de soldats.
Une démarche à laquelle ont été sensibles les responsables de l’AES à commencer par le Capitaine Ibrahim Traoré qui décidé de la libération des soldats.
Ce qui a surtout rendu cette libération possible, c’est la posture du gouvernement nigérian qui a travers son ministre des Affaires Étrangères ; Yusuf Maitama Tuggar s’est « désolidarisé » des propos tenus par des politiques du pays qui accusaient le Burkina de « maltraiter les militaires ». Il a d’ailleurs qualifié ces propos de ses compatriotes d’ « insalubres ».
Mohamed DAGNOKO





