Dès que vous mettez le nez hors de l’aéroport international Félix Houphouët Boigny d’Abidjan vous devinez que quelque chose se prépare dans cette ville.

Vous l’avez compris, il s’agit bien de la 34 ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) que le pays organise pour la deuxième fois.

La mascotte de la CAN, un éléphant géant, symbole de l’équipe nationale, se prête volontiers aux nombreuses sollicitations de photos des arrivants et de personnes venues accueillir des proches.

Bien en vue, la troupe du folklore local. Au rythme des musiques du pays profond, elle égaye l’assistance.

Téléphone dehors, mode vidéo ou photo activé, chacun immortalise l’instant au grand bonheur des danseurs qui redoublent d’ardeur.

À peine avoir quitté cette ambiance, sur les grandes artères bordées par les hôtels et autres grandes enseignes, les couleurs du pays, orange-blanc-vert, recouvrent les poteaux électriques et les feux tricolores.

A chaque feu, les commerçants ambulants déboulent. Marchandises phares, des gadgets en lien avec la CAN : maillots, vuvuzelas, écharpes bref, tout ce dont a besoin un supporter pour pousser son équipe à la victoire finale.

Le taxi dans lequel nous avons embarqué, au lieu du zouglou ou du coupé décalé, nous sert de musique de la légendaire rail band avec la voix de stentor du rossignol de badougou Djoliba, Salif Kéïta comme pour nous souhaiter la bienvenue en terre ivoirienne en attendant l’ouverture des hostilités le 13 janvier prochain.

Mohamed DAGNOKO