La décision est tombée comme un verdict logique et tant attendu : le jury d’appel de la Confédération Africaine de Football a déclaré le Sénégal forfait lors de la finale de la CAN Maroc-2025, offrant ainsi la victoire au Maroc sur le score de 3-0. Une issue exceptionnelle, certes, mais qui vient consacrer le principe fondamental d’équité sportive et administrative.
Dans une compétition aussi prestigieuse que la Coupe d’Afrique des Nations, chaque détail compte, et le respect des règlements n’est pas une option. En tranchant en faveur du Maroc, le Jury d’appel de la CAF a rappelé que les règles du jeu ne se limitent pas au terrain, mais englobent également les obligations organisationnelles et disciplinaires des sélections engagées.
Cette décision fait suite à un épisode inédit survenu lors de la finale. Dans les toutes dernières minutes de la rencontre, l’arbitre avait accordé un penalty indiscutable en faveur du Maroc, provoquant une vive contestation du camp sénégalais. Les joueurs du Sénégal s’étaient alors retirés du terrain pour regagner les vestiaires, interrompant la rencontre pendant une quinzaine de minutes, avant de revenir et de reprendre le jeu.
Toutefois, cet incident, considéré comme une atteinte grave au bon déroulement de la finale et aux règles de la CAF, notamment l’article 84, a été examiné par les instances disciplinaires, qui ont finalement statué en faveur d’un forfait.
Pour les Lions de l’Atlas, cette décision a une saveur particulière. Si le sacre ne s’est pas dessiné uniquement sur le terrain, il n’en demeure pas moins le fruit d’un parcours solide et d’une régularité exemplaire tout au long du tournoi. Le Maroc, qui s’est imposé comme l’une des grandes nations du football africain ces dernières années, voit ainsi ses efforts récompensés, même si le dénouement sort de l’ordinaire.
Au-delà des attentes et de la procédure administrative, un constat s’impose : la CAF a fait le choix de la fermeté pour préserver la crédibilité de ses compétitions. En appliquant strictement son règlement, l’instance dirigeante du football africain envoie un message clair à l’ensemble des fédérations.
Avec cette décision, le Maroc inscrit de nouveau son nom au palmarès de la CAN. Une victoire qui, entérinée par les instances, consacre avant tout le respect des règles et l’idée que, dans le football comme ailleurs, la justice finit toujours par triompher.
MAP





