En début d’après-midi de ce lundi 6 octobre, à Bamako,  les images les plus marquantes étaient : motocyclistes poussant leurs motos sur la chaussée,  stations fermées pour la la plus part ou bondées pour les rares qui servaient encore le liquide précieux.

Le constat est clair: il y a pénurie de carburant à Bamako. De la descente du pont Fahd jusqu’au Golf, impossible de trouver une station qui fonctionne. La seule qui tournait était la station Nientao à Baco Djicoroni. Et là,  il y avait un attroupement monstre autour des pompistes qui ne savaient  où donner de la tête.

Pour se rendre compte de l’ampleur de cette pénurie, un tour sur les différentes plateformes des réseaux le permet.

Entre images virales de stations bondées et les témoignages de certains qui peinent à avoir le carburant depuis des heures, chacun y va de sa mésenventure.

Les rares endroits où il est encore possible de se procurer du carburant ce soir, là aussi il faut montrer patte blanche.

Entre petites magouilles pour se faire servir en premier moyennant quelques billets, les pompistes qui fixent le montant en dessous duquel il ne vendent pas et ceux qui font de la surenchère, les bamakois vivent ce soir ce que vivent depuis quelques jours les habitants de Koutiala, Ségou, Sévaré et d’autres villes du pays.

Mohamed Dagnoko