Lancés en grande pompe le 10 février dernier par les ministres de la justice et de la communication, les casiers judiciaires et certificats de nationalités disponibles en ligne avaient suscité un grand espoir auprès des populations.
Car il s’agissait d’une doléance exprimée depuis trop longtemps et à laquelle les différents régimes peinaient à trouver une solution.
D’ailleurs, lors du la délivrance inaugurale du casier judiciaire obtenu en ligne, le ministre de la justice, Mahamadou Kassogué n’a pas manqué de le relevé et de présenter cette initiative comme une des grandes réussite de la 4ème édition de la semaine de la justice. Et voilà que 10 jours plus tard, le même ministère pond un communiqué pour donner des explications bancales sur la non fonctionnalité des dites plateformes.
À noter que la promesse de ces plateformes datent d’une année, notamment lors de la 3ème édition de la semaine de la justice. Si après une année à travailler sur un produit avec selon le ministre « les compétences nationales » l’on ne parvient pas à tenir juste 10 jours après l’opérationnalisation des dites plateformes, l’on est en droit de douter de la viabilité du projet.
D’ailleurs, dès le lancement, des éternels sceptiques avaient mis en doute la fiabilité de ces plateformes. Et voilà que moins de deux semaines plus tard, ils sont à même de dire « voici ce qu’on disait ».
Il revient au ministre de la justice, aux équipes de l’AGETIC et au ministère de la modernisation de l’administration de parer au plus vite à ce couac de mauvais goût.
Mohamed DAGNOKO





