
C’est ce lundi que s’ouvre la concertation nationale souhaitée par Macky Sall et réaffirmé lors de son face à face avec des journalistes sénégalais en fin de semaine dernière.
Ce dialogue qui selon lui ne va durer que deux jours, doit réunir l’ensemble des forces vives de la nation pour aplanir les différends, parler d’une même voix et surtout définir une nouvelle date pour l’élection présidentielle qui devait en principe se tenir hier dimanche, 25 février.
Problème, cette concertation risque d’être un échec. Avant-hier samedi, dans un communiqué, le Front des Candidats à la présidentielle (FC25) qui regroupe 15 sur les 19 candidats en lice a décliné l’invitation du président de la République. C’est donc dire que les premiers acteurs de l’élection ne seront pas présents à la concertation.
Aussi, pour une réelle décrispation de la situation politique, l’on s’attendait à une participation de l’opposant, Ousmane Sonko. Macky Sall avait laissé entendre que ce dernier pourrait être libéré.
Dans le sillage des nombreuses libérations de prisonniers politiques ces derniers jours, l’on a guetté en vain le leader de l’ex Pastef.
Sonko en prison, des candidats et acteurs de la société civile qui boycottent, autant dire que cette concertation qui s’ouvre ne répondra pas aux attentes même pas à celles de son initiateur : Macky Sall.
Sommé de donner une date après le camouflet de la cour constitutionnelle, il est dos au mur.
Il le fera certainement le mardi, au terme des deux jours de la concertation. En plus de cela, il est aussi attendu sur le terrain du respect de sa décision de quitter le pouvoir le 04 Avril prochain.
Mohamed DAGNOKO




