Ce matin, suite à une alerte à la bombe, un avion a été immobilisé à l’aéroport Roissy- Charles de Gaulle. Cet avion de ligne commerciale selon certains médias français a été escorté par des appareils militaires français avant d’atterrir. L’avion venait de Toronto au Canada.
S’il s’agit ici d’une menace et des « précautions à prendre », ce n’est pas le cas en Irak où les drones iraniennes sont passés à l’œuvre en attaquant une base militaire kurde de Mali Qara où se trouvait le miliaire français, Arnaud Frion. Il a perdu la vie, devenant la première victime française de ce conflit qui embrase le Moyen-Orient depuis le 28 février.
Sur les raisons de sa présence dans cette base militaire, l’armée française explique qu’il participait à « des missions de formation de l’armée irakienne contre le terrorisme ». Six autres soldats français ont été blessés suite à cette attaque.
Au moment où Emmanuel Macron présente ses condoléances à la famille de Frion et prie pour le rétablissement des blessés, le groupe armé Ashab- al Kahf menace de cibler les intérêts français dans la région. Le président français qui n’avait cessé de multiplier les déclarations de guerre et les démonstrations de forces depuis le 28 février semble désormais avoir eu sa part de guerre.
Si officiellement les États-Unis avaient perdu jusqu’ici 8 soldats, ce chiffre vient de grimper à 12 avec le « crash » d’un avion ravitailleur, toujours en Irak. Il porte à quatre le nombre d’avions US parti en fumée depuis le début de la crise. L’armée américaine, dans un communiqué s’est empressé de dire que ce « crash » n’est « pas due à des tirs hostiles ou amis ».
L’Iran qui, après la mort de son guide Ali Khmanei continue à se battre et a asphyxié l’économie mondiale par la fermeture du détroit d’Ormuz a promis ce matin à travers le porte-parole de sa diplomatie, Esmaïl Baghaï qu’il allait « infliger une leçon mémorable » aux États-Unis et à Israël. Faut croire que la France qui n’a jamais été cité par aucune des parties depuis le début de la crise risque aussi de ne pas échapper.
Mohamed Dagnoko





