Depuis 4 jours, les salves de bombes pleuvent sur l’Iran, Israël, Dubaï, Bahreïn, Koweït, bref, sur tous les États du Moyen-Orient qui abritent des bases militaires américaines.
Si les États-Unis sont hors de portée, leurs alliés ne savent plus à quel Saint se vouer tant la force de feu iranienne fait ravage.
À l’initiative de ces attaques avec Israël, les États-Unis, après le bombardement de 12 jours du mois de janvier dernier veulent selon leur président, Donald Trump, mettre fin au programme d’armement nucléaire de l’Iran et y instaurer la…démocratie.
Si tout ça devait se faire très rapidement avec l’élimination du guide Ali Khamenei et plusieurs hauts responsables, dont l’ancien président, Ahmadinejad, il faut croire que cela a décuplé la volonté de la résistance iranienne.
Ali Khamenei a été aussitôt remplacé par l’ayatollah Alizera Arafi qui va assurer l’intérim. Un intérimaire qui a très vite pris ses marques en annonçant qu’aucun répit ne sera donné aux États- Unis et à leurs alliés du Moyen-Orient.
Encore ce soir, si l’Iran reçoit des missiles et bommes israéliens, lui aussi en jette des salves sur Tel-Aviv, Jérusalem et les Ambassades américaines dans les pays alliés.
N’étant pas à une contradiction près, Donald Trump qui a lancé cette opération avec Israël sans passé par le conseil de sécurité de l’ONU et mettant toute l’Europe devant le fait accompli, multiplie les sorties sur son réseau social Truth et dans la presse. Dans sa dernière sortie, ce mardi soir, il affirme avoir « presque tout détruit » en Iran.
L’ONU la grande spectatrice
Selon plusieurs médias français, l’Iran aurait appelé l’ONU à agir pour faire « cesser la guerre ». Mais force est de reconnaitre que les États-Unis et Donald Trump n’ont que faire des injonctions de cette institution. Donald Trump ne manque d’ailleurs aucune occasion pour tourner en dérision ce « Machin ».
La présidente mexicaine, Claudia Sheinbaum n’y est pas allée avec le dos de la cuillère pour affirmer que « l’ONU perd de plus en plus de son influence en raison de l’imposition de la volonté des pays disposant d’une grande puissance militaire ». Et d’être sentencieuse « pour être honnête, les Nations Unies ont cessé de remplir leur mission ».
Si en plus de l’ONU il y a bien une autre organisation que Donald Trump se plait à tourner en bourrique c’est bien l’Union Européenne. Et cette guerre à ses portes sans qu’elle n’en soit informée, comme l’a admis, Emmanuel Macron, en est la preuve.
Si pour se donner de la contenance la France et l’Allemagne multiplient les sorties guerrières et leur soutien à l’opération, cela ne trompe personne qu’ils sont ignorés par pratiquement toutes parties en conflit.
Dans cette opération de charme, le plus en vue est sans doute la France de Emmanuel Macron. À coup de Pub dans les Airs, de sorties musclées, de déclarations fracassantes, d’adresse à la nation on croirait que c’est la France qui est en guerre depuis ce 28 février.
Mais que nenni, il s’agit pour Macron de tenter de jouer les premiers rôles là où, ni les États-Unis ni Israël ne font mention de l’Europe encore moins de la France si ce n’est que pour s’en servir de marche pied.
La preuve, l’Espagne qui a refusé à l’Amérique l’utilisation de son territoire pour attaquer l’Iran se voit tancer par un Trump qui brandit déjà un « embargo ».
Entre coalition américano-israélien déterminée à faire entrer dans les rangs l’Iran (un projet qui date de 1979) et des iraniens qui, avec la mort de l’Imam Ali Khamenei, entendent se battre jusqu’au bout sans « brandir de drapeau blanc » comme l’a dit le tout nouveau guide, il faut s’attendre non pas à une guerre mondiale mais à une guerre aux conséquences mondiales.
Mohamed DAGNOKO





