Ce samedi, le président sortant, Alassane Dramane Ouattara prenait la parole à Daloa pour lancer sa campagne à sa propre succession à la présidentielle du 25 Octobre.

Après 15 ans au pouvoir, ADO part favori à cette élection à laquelle il a en face de lui quatre autres candidats qualifiés de « seconds couteaux » par des nombreux observateurs de la scène politique ivoirienne.

De Simone Ggagbo à Jean Louis Billon en passant par Ahoua Don Mello beaucoup estiment que face à ces candidats ADO n’aura aucun souci à s’imposer dès le premier tour. Une certitude chez ses partisans qui promettent le « Un coup KO ».

L’absence de Tidiane Thiam du PDCI-RDA et de Laurent Gbagbo du PPA-CI à ces élections ouvre un boulevard à Dramane.Mais l’absence de ces deux candidats considérés comme les véritables challengers de ADO risque de poser des problèmes jusqu’à la dernière minute.

Ce samedi, la marche de protestation des partisans de Laurent Gbagbo a dégénéré dans des quartiers d’Abidjan. C’est  surtout les images de courses poursuites entre policiers et militants à Cocody, et les scènes d’arrestations musclées dans ce quartier qui ont fait le tour de la toile. Des journalistes venus couvrir la manifestation se sont aussi fait brutaliser par des forces de l’ordre.

Si cette marche avait été interdite par le préfet d’Abidjan, la détermination des jeunes à braver cette interdiction en dit long sur leur détermination à rendre la tâche difficile à ADO jusqu’au 25 Octobre et certainement au-delà.

Du côté du pouvoir, la menace n’est prise à la légère. Ce ne sont pas moins de 44 mille policiers et gendarmes qui sont aujourd’hui mobilisés par les autorités ivoiriennes pour disent-ils sécuriser la présidentielle.

En perte de vitesses dans les rues face à la forte mobilisation des forces de l’ordre, les partisans de Gbagbo se sont retranchés sur les réseaux sociaux pour massivement relayer le meeting de ADO à Daloa dont la pluie a empêché le bon déroulement.

Mohamed DAGNOKO