Débuté le 21 Décembre dernier, la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) prendra fin ce 18 janvier avec la finale qui opposera le Maroc au Sénégal.
Alors que tous se préparent à vivre l’apothéose de cette grande fête du football africain qu’une crise qui n’a pas lieu d’être s’y invite. Il s’agit de la sortie au vitriol de la Fédération Sénégalaise de Football appuyée en cela par le sélectionneur national, Pape Thiaw.
Dans une compétition où les chapeaux de poules ont été ménagés, disputant la quasi-totalité de leurs rencontres dans leurs villes d’accueils, le tout premier déplacement du Sénégal dans cette CAN n’a pas été sans polémique.
Les lions de la Téranga, tout au long de la compétition ont été établi au Fairmont Tazi Palace de Tanger et ont disputé l’ensemble de leurs rencontres au Grand Stade de Tanger. Des conditions dont n’ont pas bénéficié toutes les nations.
Le communiqué de la FSF
Qualifiés en finale après avoir battu l’Égypte en demi-finale, le Sénégal, effectuait son premier voyage de la CAN pour rejoindre Rabat là où doit se jouer la finale au Stade Prince Moulaye Abdellah. En prévision de ce voyage qui devait se faire le vendredi à 17 heures, la Fédération de football sénégalaise a pris sur elle de faire un communiqué dans lequel elle donne tous les détails.
C’est donc tout naturellement que la forte communauté sénégalaise vivant au Maroc a bien voulu réserver un accueil chaleureux à ses footballeurs et les encourager avant le match le plus décisif. Sauf que cet accueil, qui a pour origine le communiqué de la fédération a été dénoncé par la même fédération le qualifiant de « mise en danger » des joueurs sans « aucune assistance » de la CAF et des autorités marocaines.
Sans compter que le déplacement par le TGV était un choix autonome de la Fédération et aussi que les autorités marocaines ont mis en place un dispositif de sécurité complet, qui selon des sources proches de la fédération Royale Marocaine de Football « mobilisait des éléments de la direction générale de la sûreté nationale, des agents des forces axillaires, des moyens logistiques dédiés, ainsi que les services de sécurité habituels de la gare ».
Aux déclarations du sélectionneur, Pape Thiaw en conférence d’avant match parlant de « mise en danger » de ses joueurs, notre source est formelle « Aucun incident, trouble à l’ordre public ou atteinte à la sécurité des membres de la délégation sénégalaise n’a, à ce titre, été constaté ».
Quid de l’hébergement, du terrain d’entrainement et de la billetterie ?
Dans son communique critique, la FSF se plaint aussi des conditions d’hébergement, du terrain d’entraînement et de la billetterie. Là aussi, les réponses apportées battent en brèches ces accusations.
« S’agissant de l’hébergement à Rabat, la Fédération Sénégalaise de Football disposait, à l’instar des autres équipes engagées dans la CAN, d’un choix entre deux hôtels de transit : l’Hôtel Rihab, situé en centre-ville de Rabat et ayant déjà accueilli les sélections de la Tanzanie (8ème de finale) et du Cameroun (1/4 de finale) lors de leurs rencontres face au Maroc, et l’Amphitrite Palace à Skhirat. La FSF a exercé ce choix en toute liberté en retenant l’Amphitrite Palace » rien que ça.
Toujours selon notre source, après avoir refusé le complexe Mohammed VI de Football qui avait été initialement mis à sa disposition, le choix de la FSF de s’entrainer au complexe sportif Moulay Abdellah a été accepté.
« Concernant les critiques relatives à l’accès aux billets pour le staff et les joueurs, il est important de souligner que la Fédération Sénégalaise de Football a bien reçu son quota réglementaire de 5 % des billets alloués pour cette finale, conformément aux règlements en vigueur ».
La Rédaction




