Depuis plusieurs mois, le fleuve Niger connait une grande crue. Un record depuis 1964 selon les experts des services de l’hydraulique. Si cette montée des eaux a occasionné des dégâts notamment chez les riverains, ils sont nombreux à noter le bon côté de cette crue qui va beaucoup aider dans l’agriculture et le maraîchage. Oumane Moulaye Kida, acteur de la société civile du secteur de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement se prononce.
“Moi je suis originaire de Ségou, j’y reviens de mission. J’ai été visité ma maison qui est à 50 mètres du fleuve. Les aînés sur place m’ont dit qu’une telle crue remonte à 1964. Si cette crue a eu des conséquences il faut noter qu’il y a aussi des avantages. Ça permettra de favoriser l’irrigation dans un pays à vocation agro sylvo- pastorale comme le Mali. Avec nos rizières de l’office du Niger, ce sera bénéfique. Après le retrait des eaux de pluies, dans la zone office du Niger, les paysans pourraient faire des contre saisons ; ce qui est aussi bénéfique pour les agriculteurs. On sait aussi que les saisons de crues sont suivies de richesse des eaux en poisson. Je pense donc qu’il faut positiver. Si on avait en ce moment le barrage de Taoussa ça allait être un bonne chose non seulement pour le Mali mais aussi pour des pays comme le Niger, le Burkina faso et même le Bénin »





