Le ministre des Affaires Étrangères du Mali, Abdoulaye Diop a dans une communication lors de la deuxième édition du « Lomé Peace and Security Forum »  parlé de la dynamique de la nouvelle confédération de l’Alliance des États du Sahel. Somme toute, il a abordé les motivations de la création de cette alliance devenue ensuite confédération, les actions menées par la confédération sur le triple plan sécuritaire, diplomatique et de développement.

Abordant la question des manipulations et autres instrumentalisations pour nuire à la dynamique de la confédération, il a évoqué des désolidarisation de pays africains aux Nations-Unies avant de dire qu’aujourd’hui, les responsables des pays de l’AES sont assez outillés pour faire face et surtout contourner ces manipulations.

Il a eu la présence d’idée de dire que le premier président du Mali, Modibo Keïta, instituteur au moment de prendre les rênes du pays n’avait pas toutes les clés pour contrer les mécanismes de sabotages qui d’ailleurs ont finalement eu raison de son régime au bout de huit petites ans.

Raisonnement intellectuel donc sujet à débat et même à contradiction. Mais en lieu et place d’une contradiction l’on a eu droit à lynchage en règle de celui qui, pour certains « voudrait travestir l’histoire du Mali » rien que ça.

Dans un contexte où l’AES fait face à des complots éventrés et même rendus publics, dire que ce qui est arrivé à Modibo sert de leçon aux responsables actuels de l’Alliance et plus particulièrement du Mali pour tenir la dynamique n’est nullement faire injure au président Modibo Keïta.

Propos « travestit », et pour calmer les ardeurs, le ministre Diop a fait un post facebook. Mais loin de faire tomber la fièvre, ceux qui  veulent le clouer au pilori demandent tout bonnement des « excuses publiques ».

Mohamed DAGNOKO