« La réduction des partis politiques » une des fortes recommandations des assises nationales organisées par les autorités de la transition en 2022 fait aujourd’hui débat. Les concertations organisées à cet effet pour y plancher n’est pas du goût des partis politiques qui craignent leur dissolution  à la fin des travaux comme ce fut le cas au Niger, un pays qui partage l’Alliance des États du Sahel avec le Mali.

Les partis politiques organisent la riposte. Lors d’une conférence de presse organisée en début de Week-end dernier, plusieurs leaders ont donné de la voix pour dire non à ces concertations qui se tiennent du 28 au 29 Avril pour selon eux “décider de leur sort“.

Pour le ministre en charge des réformes politiques cette rencontre vise à « mettre en œuvre les recommandation des assises ». Pour la majorité des 297 partis politiques invités qui ont boycotté la rencontre, il ne s’agit ni plus ni moins que d’une rencontre visant a acté leur dissolution.

Pour avoir, sur demande du ministère de l’administration territoriale proposé un document pour améliorer la charte des partis politiques, les partis disent ne pas percevoir l’utilité d’une telle rencontre.

Après une suspension de leurs activités  entre Avril et Juillet 2024 les partis craignent cette fois-ci une dissolution comme ce fut le cas au Niger, un État membre de l’AES avec le Mali et le Burkina.

Mohamed Dagnoko