Le 111ème Maire de New York a usé des mêmes techniques et outils que le 44ème président des États-Unis lors de sa campagne. Il est apparu tel qu’il est. Sans fioritures. Lui le fils d’immigrés Ougandais et musulman, se réclamant socio-démocrate était au début un candidat marginalisé. Pour arriver à remporter les élections de la « grosse pomme », cette ville au plus de 8 millions d’habitants il a misé comme Barack Obama en 2008, sur les réseaux sociaux.
Les grosses fortunes en course pour le poste de Maire avaient toute l’attention des grands médias. Conscients de ne pouvoir rivaliser avec ces cadors sur ce plan, les médias traditionnels ont été écartés dans sa stratégie de campagne. Un choix payant. Il s’est montré tel qu’en lui-même, dans les métros, auprès des communautés, parlant de sujets dits « compliqués » avec les communautés dans un langage accessible. Décontracté, jeune premier, chemises au manches retroussées, on aurait dit Barack Obama en campagne en 2008.
Si l’on peut le soupçonné de s’être inspiré de Barack Obama par rapport à son attitude, sa tenue son approche, là où il n’y a aucun doute, c’est que la stratégie basée sur les réseaux est clairement inspirée du premier président noir des États-Unis. Une même stratégie qui s’est avérée payante pour les deux personnes qui cassent les codes et du pays et de la ville de New York.
Se reconnaissant certainement en ce jeune dynamique, Barack Obama fut parmi les premiers a appelé Zohran Mamdani après son élections. Les deux se sont entretenus pendant 1 heure 30 minutes.
Pour ceux qui continuent à penser que les réseaux sociaux ont donné la parole à une « légion d’imbéciles » qu’ils n’oublient pas qu’ils leur ont aussi donné des « voix éclairées » qui permettent de faire élire des candidats comme Barack Obama et Zohran Mamdani.
Mohamed Dagnoko





