Dans le cadre de la 29ème édition de l’espace d’interpellation démocratique, l’ensemble des prisons du Mali exposent les réalisations des détenus. Des produits appréciés par les visiteurs.
Derrière les barreaux, les détenus maliens ne sont pas du tout désœuvrés. Grâce au différentes politiques d’accompagnement mis en place par les autorités, ils sont des acteurs du tissu économique à travers la fabrication et la confection de nombreux produits qui sont écoulés sur le marché.
« À Bougouni nous avons une dizaine d’ateliers. Les plus en vue sont les ateliers de menuiserie bois, métallique, la coupe-couture, en savonnerie, la maroquinerie et pour les objets d’art. ce sont ateliers qui fonctionnent à merveille de 08 heure 30 à 16 heures » nous dit le capitaine Yaya Konaté, le régisseur de la prison de Bougouni.
Les nombreux participants à l’espace d’interpellation démocratique, visitent et achètent ces produits devant lesquels ils sont en admiration.
« Tout de suite quand je suis arrivé, je vois des joyaux qui m’ont attiré. Je visite donc, et je pense que c’est quelque chose qu’il faut encourager en accompagnant les détenus » dit un visiteur.
Cette politiquement rigoureusement mis en œuvre dans l’ensemble des prisons du Mali vise à former les détenus à des métiers afin de faciliter leur réinsertion après la période de détention.
« L’objectif c’est de former les détenus afin qu’ils soient utiles à la société à leur sortie. La prisons ce n’est plus comme avant, où vous êtes simplement privés de liberté, aujourd’hui en prison ont apprend des métiers d’avenir » explique le lieutenant-Colonel, Thomas Samaké, régisseur de la prison de Kita.
L’exposition-vente des produits fabriqués par les détenus se tient comme chaque année à l’occasion de l’Espace D’interpellation Démocratique. Un espace qui permet aux gouvernés d’interpeller directement les autorités et qui coïncide avec la célébration de la journée mondiale des droits de l’homme.
Mohamed Dagnoko





