
Notant que la transition a pris fin hier 26 Mars conformément à la charte de la transition et le décret N°2022_0335/PT-RM du 06 juin 2022, le parti ADEMA-PASJ demande aux autorités « d’accélérer le processus devant conduire à la tenue de l’élection présidentielle qui mettra fin à la transition ».
Si l’ADEMA reconnait que les autorités ont opté pour un « léger report“, le parti constate cependant que le silence des autorités au tour du chronogramme des élections ne participe pas à l’apaisement du climat socio-politique, ni à la consolidation de la cohésion sociale.
Le parti se dit ouvert à toutes les initiatives allant dans le sens d’un dialogue pouvant déboucher sur un chronogramme électoral consensuel pour un retour à l’ordre constitutionnel.
Ce même 26 Mars, c’est la synergie d’action pour le Mali qui dans un communiqué avait aussi interpellé les autorités de la transition sur le chronogramme électoral. Selon elle, passé ce 26 Mars, le pays était dans “vide juridique“.
coincidences
Ces deux communiqués qui interpellent ouvertement les autorités de la transition sur un chronogramme électoral interviennent 48 heures après la présidentielle au Sénégal. Une présidentielle qui a été suivie avec envie par le peuple malien. Des maliens ont même qualifié cette élection de “cas d’école” qui doit inspirer les autorités maliennes.
Si la transition conformément à la charte et au décret devait en effet prendre fin le 26 Mars, on peut penser que la belle élection sénégalaise a fait des émules au sein de la classe politique malienne.
Au moment où la classe politique malienne veut aller vite aux élections, le président de la transition lui préconise que soit fait “le bilan de la démocratie malienne“. Dialogue de sourds? Ça y ressemble fortement.
Mohamed DAGNOKO




