Depuis bientôt un mois, pour faire face aux attaques terroristes sur les voies principales de ravitaillement du pays, les forces armées, en plus des patrouilles, escortent  les  citernes.

Le samedi dernier, ce sont trente citernes chargées de carburant en provenance de la Côte d’Ivoire qui ont fait leur entrée à Bamako sous forte escorte militaire.

Dans la même période arrivait à Gao une quantité similaire escortée depuis le Niger. Il s’agissait de la deuxième opération dans cette région en l’espace d’une semaine.

Si cet effort des forces armées est à saluer car permettant un approvisionnement assez correct du marché en hydro carburant, c’est sa tenue sur la durée qui ne manque pas de soulever des questions.

La mobilisation des forces armées autour de ces citernes n’est pas sans laisser des vides dans parties du pays qui ne sont pas à l’abri d’attaques.

Déserter les abords des routes de peur de la puissance de feux des Famas et se rabattre sur les parties fragilisées par cette mobilisation de l’armée peut être une stratégie de ces terroristes qui ont toujours préféré les attaques lâches.

Autant la sécurisation des citernes est d’une importance capitale, il faut cependant pour l’état-major des forces armées trouver les moyens pour contenir ces terroristes qui ne manqueront pas de changer de fusil d’épaule.

Traqués et aux abois, il gardent néanmoins des capacités de nuisances comme l’atteste  l’assassinat lâche de chauffeurs de citernes il y a quelques jours.

La destruction de deux positions terroristes à Kidal dans la du 27 au 28 Septembre, le démantèlement de refuges terroristes dans la forêt de Faya le samedi 27 Septembre en plus des actions aériennes menées à Bougouni montrent que les opérations malgré la nouvelle donne d’escorte des citernes se poursuivent.

Faudrait encore pouvoir tenir sur la durée  faire en sorte de mettre le holà à cette nouvelle stratégie des terroristes consistant à s’en prendre aux paisibles chauffeurs de citernes, aux passagers de cars et aux usagers des routes principales.

Mohamed DAGNOKO