Si la dizaine de partis politiques et organisations de la société qui se sont retrouvés ce dimanche soir pour faire un communiqué conjoint demandant aux autorités de la transition d’organiser au plus vite les élections n’a pas donné de nom à son regroupement, ça ressemble bien à une fronde.

Car oui, depuis le 26 Mars, date anniversaire de l’avènement de la démocratie au Mali mais aussi de la fin de la transition actuelle selon un décret pris en 2022, les partis politiques sont vent débout.

C’est à qui ferait le communiqué le plus cinglant pour signifier aux autorités de la transition que la parole donnée n’a pas été respectée, qu’ils sont dans un vide juridique, qu’il faut sortir du “léger report” et fixer un chronogramme des élections.

Longtemps restés aphones par peur ou par stratégie, en tout cas les partis politiques ne comptent plus se laisser dicter la marche à suivre à lire leurs communiqués et leur volonté de dicter le tempo aux autorités.

Si le communiqué conjoint de ce dimanche a succédé aux communiqués individuels des partis et organisations, en face, il n’y a pas de réponses pour le moment.

Prompt à sortir ou à pondre des communiqués souvent énergiques le ministère de l’administration territoriale observe la situation.

Tactique militaire contre stratégie Politique ? Tout laisse penser que chaque camp se jauge.

Au milieu se trouve ce peuple spectateur, mille fois ballotté, mille fois floué, mille fois trahi et pourtant, c’est en son nom que chaque camp dit se battre.

Les prochains jours donneront plus de lisibilité sur ce qui se dessine. Il y’a de l’électricité dans l’air. Cette électricité qui plombe la côte des autorités et éclaire la voie des politiques.