En prélude à l’élection présidentielle prévue le 12 Avril, le président de la transition gabonaise, le général Brice Clotaire Oligui Nguema vient de démissionner de l’armée.
En devenant civil, il se met en conformité avec les textes de son pays et va briguer la présidence pour s’inscrire dans un ordre constitutionnel normal.
« J’ai entendu vos appels, je vous ai écoutés et croyez-moi, je vous ai compris. J’ai pris acte et je reviendrai pour répondre dans les tous prochains jours » ce dernier passage de son discours de démission laisse penser que le général sait ce qu’il fait et qu’il est même assuré de gagner l’élection au soir du 12 Avril.
En tout état de cause, comme le disais Omar Bongo « on n’organise pas des élections pour les perdre », Brice Clotaire qui fait vivre actuellement l’enfer à son rejeton d’Aly doit avoir bien assimilé cette leçon pour laisser tomber le galon tant convoité de général.
Deby fils avant lui, après trois ans de transition, était allé aux électons et avait gagné avec plus de 63% des voix. Si Brice semble s’inspirer de l’exemple Tchadien pas sûr qu’au sein de l’Alliance des États du Sahel cela fasse des émules.
Là où au Mali le « léger report » des élections semble sans fin, au Niger, les assises nationales viennent de donner carte blanche au Général Tiani pour 5 ans renouvelable.
Contrairement au Gabon, l’AES est préoccupée à lutter contre le terrorisme et donc ici on estime que « la sécurité d’abord et les élections ensuite ».
Mohamed Dagnoko





