En ce début de mois de ramadan, la glace s’est invitée parmi les denrées de premières nécessités à cause de sa rareté. Faute d’électricité, son prix a connu une augmentation vertigineuse suscitant de nombreuses réactions dans les grins et les familles. Pourquoi cette flambée ? Comment les populations se le procurent ?

 Au moment de rompre le jeûne, au milieu des plats succulents, l’eau glacée tient une place de choix dans les ménages maliens. C’est donc naturellement avec beaucoup de frustrations que Aminata Diop dénonce les difficultés de se procurer de la glace et aussi son prix qui a augmenté en l’espace de 72 heures.

 « Vraiment la glace est trip chère à Bamako. Souvent même on n’en voit pas. Il y a des gens qui le vende la glace à 100 fcfa, d’autres à 150 fcfa et même 250 Fcfa pour certains. Souvent à la rupture on a pas d’eau fraîche et ça c’est trop décevant ».

Si lui ne fait pas recours à l’achat de glace pendant ce mois de ramadan, l’ancien ministre et député, Lanceny Balla Keïta reconnait cependant que cette situation de manque d’électricité prive de boissons fraîches indispensables au moment de rompre le jeûne.

« Il y a un grande déficit d’électricité au niveau pratiquement de toutes les villes, mêmes celles plus petites de l’intérieur. Je crois que tout ça est lié à l’électricité. Il y a des groupes qui sont utilisés et les gens même en brousse ne peuvent se passer de la glace actuellement c’est ce qui explique ces enchères qui a entrainé un tollé ».

Vendeuse de glaces à Baco Djicoroni, Maïmouna Traoré qui a augmenté de 100% le prix de ses glaces donne les raisons.

 « Moi je vends mes glaces à 100 fcfa contre 50 Fcfa il y a quelques jours. Il faut savoir que pour avoir de la glace nous avons recours aux groupes électrogènes qui sont alimenté par du carburant. Pour pouvoir faire du bénéfice, il faut donc augmenter le prix sinon on ne va pas s’en sortir. Cependant vendre la glace à 300 Fcfa comme in le voit actuellement me parait déraisonnable ».

Dans un communiqué publié ce mercredi, le front populaire contre la vie chère présidé par la journaliste Mariam Koné appelle à un élan de solidarité en cette période de vaches maigres pour les maliens.

Mohamed Dagnoko