L’Iran a appelé dimanche Israël à ne pas réagir militairement à son attaque inédite lancée dans la nuit, qu’il a présentée comme une riposte justifiée à la frappe ayant détruit son consulat à Damas.
Mais, a-t-elle aussitôt prévenu, “si le régime israélien commettait une nouvelle erreur, la réponse de l’Iran serait considérablement plus sévère“.
Aucun dirigeant de la République islamique ne s’est exprimé durant la nuit pour justifier cette attaque. Elle a été menée par les Gardiens de la révolution, l’armée idéologique du pouvoir, qui ont lancé des dizaines de drones et de missiles en direction de sites militaires sur le territoire israélien.
Cette “action militaire de l’Iran est une réponse à l’agression du régime sioniste contre nos locaux diplomatiques à Damas“, a expliqué la mission iranienne à l’ONU. Elle a été “menée sur la base de l’article 51 de la Charte des Nations unies relatif à la légitime défense“, selon elle.
“Punir Israël”
Ces deux dernières semaines, les autorités iraniennes avaient affirmé leur volonté de “punir” Israël après la mort de sept Gardiens de la Révolution, dont deux généraux de la Force Qods, dans la destruction du consulat iranien en Syrie par une frappe attribuée à Israël le 1er avril. Israël “sera giflé“, avait ainsi prévenu le Guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei.
Israël est depuis la révolution de 1979 l’ennemi juré de la République islamique, qui appelle à sa destruction au profit d’un Etat palestinien. Mais, jusqu’à présent, Téhéran s’était gardé de l’attaquer frontalement, préférant soutenir les actions menées par les autres membres de l'”axe de la résistance“, dont le Hezbollah libanais et les rebelles Houthis yéménites depuis le début de la guerre dans la bande de Gaza entre Israël et le Hamas palestinien le 7 octobre.
Quelques heures avant les frappes, l’Iran a saisi samedi un porte-conteneurs accusé d’être “lié” à Israël avec 25 membres d’équipage à bord dans les eaux du Golfe. “Un acte de piraterie” pour Washington.
“Réponse réciproque”





