L’ancien ministre de l’éducation, ancien député et non moins chef de parti politique, Housseini Amion Guindo a fait une sortie sur les réseaux sociaux sous forme de lettre ouverte aux autorités et aux maliens pour donner son avis sur la marche de la transition.
Celui qui est resté muet depuis quelques mois a fait une sortie qui ne risque pas de passer inaperçue. Sur le plan sécuritaire, Poulho en lieu et place de la « montée en puissance » des forces armées parle lui de « montée en puissance » des groupes terroristes comme le JNIM et l’EIGS pour signifier selon lui que les autorités « au-delà des discours » peinent à faire face à ces groupes.
Sur le plan politique, pour lui, le lot est composé aujourd’hui « d’enlèvements, de persécutions, d’exil d’opposants, de dissolutions ou de suspension d’associations, de partis politiques et de conseils communaux, le non-respect des engagements pris devant le peuple malien et la communauté internationale, le tripatouillage à dessein de la charte de la transition… » un cocktail selon qui n’est pas des plus enviables.
Si l’instabilité des prix des denrées, le manque de financements des partenaires extérieures et la sortie de la CEDEAO sont celui-là à la base de la crise économique que le pays traverse, il estime que les attaques terroristes, la crise alimentaire, les conflits intercommunautaires et d’autres facteurs sociaux ont fini par détériorer le climat social.
Taxes sur la communication
Il n’a pas passé sous silence la récente taxe sur les communications instaurée par les autorités. Cette taxe selon lui unilatérale imposée convainc du manque de « perspective de autorités de la transition ».
Et pour ne pas faire dans la dentelle, il appelle les maliens à se mobiliser et d’user des voies et moyens « pacifiques » que leur procure la constitution pour « mettre fin à ces différentes tragédies ».
Lui qui a l’habitude diriger des groupements de partis propose la création d’un pôle démocratique alternatif qui va regrouper partis politiques, syndicats, paysans , ouvriers bref, toutes les forces vives de la nation.
Et pour le retour de la paix, il considère qu’il faut « développer une approche multidimensionnelle inclusive avec l’ensemble des acteurs nationaux impliqués dans les processus de paix ».
Et enfin pour mieux faire entendre son ras le bol, Housseini Amion Guindo, jamais en manque d’inspiration appelle à organiser des « journées nationales de Colère, d’indignation et de protestation ».
Mohamed Dagnoko





