Suite au report de la présidentielle par Macky Sall, initialement prévu le 25 février, la CEDEAO a fait deux communiqués. Si le premier appelait au dialogue entre sénégalais pour trouver un consensus, le deuxième, avec un ton beaucoup plus ferme, demandait au président Macky Sall de respecter le calendrier électoral.

Une situation qui intervient alors que le Mali, le Burkina et le Niger,  rassemblés au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES) ont demandé a quitté la CEDEAO pour justement sa politique de « deux poids deux mesures » consistant à cautionner des « coups d’États institutionnelles » et a sanctionné « sévèrement » les coups d’États militaires.

Si la CEDEAO dit user de la voie diplomatique pour trouver une solution à cette décision de l’AES, l’occasion vient de lui être donnée par le Sénégal. Il s’agira pour elle de faire démentir les accusations de l’AES en traitant le Sénégal, sinon en lui infligeant les mêmes sanctions que celles qui avaient été  imposées à ces pays si jamais Macky Sall ne revenait  pas sur sa décision.

Les regards seront braqués sur Abuja ce jeudi pour voir ce que la CEDEAO va décider par rapport à la situation du Sénégal et à celle de l’AES surtout que le ministre des Affaires Étrangères du Mali, Abdoulaye Diop, vient de dire que la CEDEAO pour avoir violé ses propres textes en fermant les frontières entre le Mali et les autres pays ne pouvait se prévaloir de ces mêmes textes pour lui imposer le délai d’une année avant d’acté  retrait de l’AES de  la CEDEAO.

Mohamed DAGNOKO