Depuis une semaine, plusieurs pays, dot les États-Unis appellent leurs ressortissants à quitter le Mali au plus vite. Dans un contexte de multiplication des actes terroristes notamment sur les grandes voies, ces appellent suscitent beaucoup d’interrogations.
Suite à la crise du carburant qui secoue la capitale malienne à cause des attaques terroristes sur les grandes voies d’approvisionnement du pays, les États-Unis, l’Espagne, le Royaume-Uni, l’Allemagne et l’Italie ont appelé leurs ressortissants à quitter le pays. Une panique chez ces grandes puissances que l’on a du mal à comprendre à Bamako.
« Ce sont des appels visant à créer une certaine psychose au sein de la population et poussant les populations à vider la capitale. Ce n’est pas une bonne chose » dit Dr Ahmadou Touré, Enseignant-chercheur et analyste politique.
Au-delà de l’incompréhension, le gouvernement malien à travers un communiqué dit déploré cette façon de faire des chancelleries alors que des canaux appropriés existent pour informer le ministère des Affaires Étrangères. Un sentiment partagé par de nombreux maliens.
« Il y a d’autres façons de faire entre États. Il fallait passer par ses canaux si réellement nous sommes dans des partenariats » suggère Indé Ombotimbé, journaliste
Dans le cadre d’un partenariat, beaucoup souhaitent que ces appels se font en accord avec les autorités maliennes qui sont aussi soucieuses de la vie des ressortissants étrangers sur le sol malien.
« Nos autorités ont le souci des maliens et des étrangers. Faire de telles annonces sans les aviser ai préalable est préjudiciable » dit Dr Ahmadou Touré.
En attendant, la crise du carburant est en train d’être contenu et les opérations militaires sur le terrain se poursuivent pour sécuriser les grands axes.
Mohamed Dagnoko




