Cette année pour mettre un peu plus l’accent sur la place qu’occupe l’eau dans les conflits qui secouent le monde, la thématique de la journée mondiale adoptée par les Nations-Unies est « l’eau pour la paix ». Le Mali, compte tenu de sa situation sécuritaire depuis plusieurs années a trouvé opportun de garder ce thème.
Pour Ousmane Kida, acteur de la société civile et engagé dans la bonne gestion de l’eau et de la mise en œuvre des politiques nationales en la matière, « beaucoup de conflits au Mali trouvent leurs origines dans la mauvaise gestion de l’eau ». Et d’ajouter que la bonne gestion de la question de l’eau peut apporter des solutions et la paix là où souvent les armes ont échoué. « Au lieu d’apporter les armes, je préconise qu’on apporte de l’eau et nous verrons que beaucoup de problèmes seront reglés ».
C’est pourquoi, il faut selon Sékou Diarra, le directeur national de l’hydraulique sensibiliser davantage les populations sur la gestion de l’eau et surtout la préservation des sources d’eau. « Personne n’ignore que l’eau c’est la vie. Mais les comportements tranchent avec cette réalité. C’est pourquoi, il est de notre devoir de continuer à sensibiliser les populations sur la bonne gestion et la préservation de nos cours d’eau et des fleuves ».
Par rapport à ces comportements qui nuisent à la bonne qualité des eaux, il pointe du doigt les activités aurifères, les milliers de litres de teintures déversées dans le fleuve, les coupes de bois aux abords de fleuves qui contribuent aussi aux changements climatiques.
Il met à profit la journée mondiale de l’eau qui se tiendra le vendredi 22 Mars prochain pour inviter les journalistes à s’intéresser davantage à cette question existentielle.
Pour la réussite de cette journée internationale de l’eau, l’ONG américaine, L’USAID accompagne la commission d’organisation et la direction nationale de l’hydraulique à travers des moyens financiers et logistiques.
Mohamed DAGNOKO





