Dans un communiqué lu dans le journal à la télévision nationale, le gouvernement malien a annoncé la libération dans la soirée du dimanche 03 Août des quatre chauffeurs marocains qui avaient été enlevés le 18 janvier 2025, au nord-est du Burkina Faso près de la frontière avec le Niger. Selon le gouvernement malien, ces chauffeurs étaient détenus par le terroriste de « l’état islamique dans la province du Sahel » qui est la branche sahélienne de DAECH.

Si le gouvernement affirme qu’ils sont sains et saufs, sur la page de la présidence de la République, ont les voit avec des turbans sur la tête autour du président de la transition malien, chef de l’État, le Général d’Armée, Assimi Goïta.

La libération de ces chauffeurs de six mois de captivité a été selon le gouvernement malien rendue possible grâce à la coordination des efforts entre l’Agence Nationale de la Sécurité d’État du Mali et la Direction Générale d’Études et de Documentation du Maroc qui ont  selon le communiqué mené ensemble les investigations avec « détermination et professionnalisme » depuis les premières heures de l’enlèvement.

À noter que cette zone, c’est-à-dire Dori au Burkina et Téra au Niger est considérée par de nombreux spécialistes du Sahel comme étant à « haut risque » et ou s’activent des cellules terroristes et des groupes armés connus pour des actes de pillages visant des transports routiers.

Déjà en Avril 2023 deux cyclotouristes marocains, avaient été enlevés dans cette même zone avant d’être libérés par leurs ravisseurs quelques semaines plus tard.

Coopération militaires Mali- Maroc

Le 19 Février, les forces spéciales marocaines avaient interpellé 12 membres de DAECH qui s’apprêtaient à commettre des attentats terroristes sur des sites, des membres de forces publiques ou des installations sensibles. Selon les enquêtes menées le réseau était piloté depuis le Sahel par un haut responsable de l’état islamique.

Il faut noter que cette opération est intervenue seulement 48 heures après la réunion de coopération militaire Mali- Maroc tenue à Bamako au cours de laquelle des axes de coopérations militaires ont été signés dans un mémorandum et qui concerne la formation, la logistique et la coopération sécuritaire.

On peut donc dire que c’est ce dernier axe qui vient de montrer son efficacité à travers la libération de ces chauffeurs marocains.

Mohamed DAGNOKO