L’Assemblée générale des Nations Unies a voté mardi en faveur de l’établissement de deux instances au sein de l’ONU chargées de promouvoir la compréhension scientifique de l’Intelligence artificielle (IA) et d’encourager la coopération internationale dans ce domaine.

Il s’agit du Groupe scientifique international indépendant de l’IA et du Dialogue mondial sur la gouvernance de l’IA, a précisé la porte-parole du président de l’AG, Sharon Birch, lors d’un point de presse.

Composé de 40 membres siégeant à titre personnel pour un mandat de trois ans, le Groupe international sera chargé de publier un rapport annuel comprenant des évaluations scientifiques sur “les promesses, les risques et les répercussions” de l’IA.

Pour sa part, le Dialogue mondial, auquel prendront part les Etats membres de l’ONU et d’autres parties concernées, visera à mettre en commun les meilleures pratiques et les enseignements tirés des différentes expériences afin que l’IA contribue à la réalisation des Objectifs de développement durable et à la réduction des fractures numériques, lit-on dans la résolution portant création de ces instances.

Cette initiative constitue une “avancée significative” dans les efforts visant à exploiter les avantages de l’IA et à en réduire les risques, s’est réjoui le SG de l’ONU, Antonio Guterres.

C’est une “étape historique”, qui souligne l’engagement des États membres vis-à-vis du Pacte numérique mondial, adopté dans le cadre du Pacte pour l’avenir en septembre 2024, a noté son porte-parole, Stéphane Dujarric.

La première réunion du Dialogue mondial se tiendra en juillet 2026 à Genève et en 2027 à New York, a annoncé Dujarric lors d’un point de presse.