Du 25 au 27 août, la cellule nationale de lutte contre le travail des enfants a organisé   un atelier sur l’appropriation et la dissémination des textes sur le travail des enfants. L’initiative vise à renforcer les capacités des acteurs, afin de les mobiliser à lutter contre la pratique.

Au Mali, des enfants sont encore exploités dans des travaux forcés. Une pratique dangereuse pour leur santé et leur avenir.

Le ministre en charge du travail à travers la cellule nationale de lutte contre le travail des enfants et collaboration avec JOFA- Acte sont à pieds d’oeuvre pour éradiquer le pire travail des enfants. Cela passe par la sensibilisation des acteurs sur les documents et les programmes au Mali.

Selon Amadou Thiam, directeur de la cellule nationale de lutte contre le travail des enfants, cette activité a permis d’éclairer les participants sur le concept du travail des enfants, le cadre juridique et institutionnel qui le regit au Mali. Il estime que cette formation leur permettra une meilleure utilisation de ces textes.

La politique nationale du plan d’action national sur l’élimination du travail des enfants 1 et 2, l’arrêté sur la liste des travaux légers, l’arrêté sur la liste des travaux dangereux sont entre autres les documents expliqués aux participants.

Les recommandations des acteurs

A l’issue des 3 jours de travaux, les participants ont formulé plusieurs recommandations. On peut noter: l’intégration de la feuille de route dans le PANETEM 2023-2027, la traduction des textes dans les langues nationales pour une meilleure vulgarisation.

Des résultats probants dans lutte contre le travail des enfants au Mali

Malgré les défis multiples, la cellule a fait de la lutte contre le travail des enfants sont cheval de bataille. Cet engagement a entraîné une avancée majeure dans l’abandon de la pratique au Mali. Selon la dernière enquête de l’INSAT le nombre d’enfants travailleurs au Mali est estimé à près de 2 millions. Un chiffre inférieur à celui de la première enquête réalisée en 2005 qui dénombre les enfants travailleurs à environ 4 millions.

Ce résultat a été atteint grâce aux efforts de tous les acteurs sur la question, a indiqué le directeur de la Cellule. Malgré ces avancées, les enfants restent encore exploités et exposés aux travaux forcés au Mali.
Pour remédier à cette pratique, la cellule nationale de lutte contre le travail des enfants amplifie ses campagnes de sensibilisation et de vulgarisation auprès de la population pour la protection des droits des enfants.

Aly Sidibé