Un tour dans les kiosques à journaux ce lundi matin pour que cette question vous vienne instinctivement à l’esprit tant la « UNE » des canards est dominée par la crise au sein du mouvement du 5 juin.

L’indépendant, le quotidien privé le plus lu s’est fait l’échos des propos de Me Mountaga Tall qui intime l’ordre à Choguel Kokalla Maïga de « clarifier sa position » dans 72 prochaines heures à compter d’hier dimanche sous peine de se voir « destituer » demain mardi non pas de la primature mais de son poste de président du comité stratégique de M5RFP. Une déclaration que l’on retrouve à la « UNE » des deux quotidiens jumeaux, Nouvelle Horizon et Soir de Bamako.

Comme si Mountaga Tall et compagnie ne peuvent, comme des grands se décider par eux-mêmes, le même journal rapporte les propos de Choguel qui estime que ce sont des « militaires qui veulent affaiblir le M5-RFP ». Cette déclaration du premier ministre fait aussi la manchette du quotidien, Soir de Bamako.

Pour l’hebdomadaire le Témoin Choguel a craqué et divagué lors de son dernier meeting au palais des sports en passant son temps à parler des bisbilles au sein du M5 au lieu de parler de ce pourquoi les gens ont été invités c’est-à-dire, la sortie des États de l’AES de la CEDEAO et la fin de l’accord de paix issu du processus d’Alger.

Pour Info Matin, cet autre quotidien, cette situation au sein du mouvement n’est autre chose que de la « déconfiture ».

Avec une photo de Choguel et Imam Oumarou Diarra se faisant face, l’Inter de Bamako est plus sévère dans son appréciation de la situation « quand des sans saveurs se crêpent le chignon pour un lambeau ».

Comme si cette situation était inévitable, l’Alternance de Youssouf Sissoko titre « enfin la guerre des clochers tant redoutée a commencé ».

L’indicateur du Renouveau renouvelle la crainte au sein du mouvement en barrant à sa « UNE », 72 heures de tous les dangers.

Mohamed Dagnoko