Dans le cadre des activités de l’année de la culture, le parrain du mois d’Octobre a tenu une conférence avec pour thème « 2025, année de la culture : tremplin pour une promotion véritable du livre et de la lecture au Mali ». Une conférence qui permis de poser le débat autour d’une politique véritable du livre.

Mettre le livre et la lecture au cœur du processus de développement et de la refondation du Mali, c’est le sens de cette conférence qui a mis en lumière les avantages, les enjeux et les défis à surmonter pour y parvenir. Le défi majeur étant l’adoption de la politique nationale du livre et de la lecture déjà élaborée.

« Dans cette politique du livre et de la lecture que nous avons déjà élaborée, nous préconisons l’attribution d’un grand prix du président de la République en langue nationale, quel que soit la langue. Et nous avons proposé que ce grand prix soit doté de 25 millions de Fcfa pour que ce soit suffisamment incitatif pour que les maliens et les maliennes qui vont s’évertuer à produire des œuvres intellectuelles de ce genre-là puissent bénéficier de ce montant qui va les encourager dans ce qu’ils font » a dit Diadié Yacouba Dagnoko, le conférencier parrain du mois d’Octobre.

Au terme de deux tours d’horloges d’exposer et de discutions, meublés par des nombreux témoignages d’acteurs clés, les responsables du département de la culture se sont dit convaincus de la nécessité de cette politique du livre.

« Le ministère de la culture à mission de faire en sorte que tout ce qui concerne le livre et la lecture soit suffisamment promu. Et c’est que nous nous attelons à faire depuis notre arrivée au département » a affirmé Salia Mallé, chef de cabinet du ministre de la culture.

Pour les jeunes écrivains et lecteurs, dédié tout un mois à la cause contribue à la promotion du livre.
« Il y a beaucoup d’acteurs culturels qui ne mettent pas en valeur les livres. Alors voir pour un des rares fois, un acteur majeur le faire et y dédié tout un mois, c’est vraiment un sentiment de fierté pour nous jeunes écrivains et membres de clubs de lectures » s’est réjoui Malick Mbaye.

Le livre à l’ère de l’intelligence artificielle est une question qui a été aussi abordée au cours de cette conférence-débat. L’occasion a été aussi saisie par des acteurs aujourd’hui à la retraite de plaider pour une politique du livre. Une politique qui selon eux est dans les tuyaux depuis…1978.

Mohamed DAGNOKO