La CEDEAO dans une lettre, vient de notifier au ministre des Affaires étrangères du Mali, Abdoulaye Diop, que la demande du Mali, en date de 29 janvier 2024, de se retirer de l’institution sera effective à compter du 29 janvier prochain.
Cette décision selon la CEDEAO a été prise le 15 Décembre dernier par la conférence des chefs d’États et de gouvernement lors de sa 66ème session tenue à Abuja au Nigéria.
À cet effet, les formalités de retrait du Mali seront selon la CEDEAO engagées à partir du 29 janvier.
A noter que la volonté de la CEDEAO de proroger de 06 mois le délai de retrait du Mali et par ricochet des deux autres pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) pour permettre à la médiation de Diomaye Faye et Faure Gnassingbé de trouver un terrain d’attente avait été véhément rejetée par le Mali, le Niger et le Burkina.
Si les États de l’AES d’ors et déjà estiment que leur sortie de la CEDEAO n’impliquera pas l’instauration de visas avec les ressortissants des pays membres de la CEDEAO, pour l’heure on ne sait pas ce que va décider la CEDEAO.
Si des voix parlent de l’instauration de visas comme conséquence de ce départ, rien n’est encore sûre sachant qu’au sein de l’institution, nombreux sont les pays qui disent comprendre les raisons qui motivent le départ de ces pays et s’activent pour une réforme en profondeur de cette institution qui est désormais assimilée à une caisse de résonance des puissances étrangères.
Mohamed Dagnoko





