Décidément, c’est le titre qui siérait à un film qu’on voudrait réaliser sur la situation actuelle du Mali.
Alors que les forces armées et les routiers se battent sans relâche pour acheminer le carburant à Bamako et à l’intérieur du pays, d’autres mesures exogènes viennent davantage compliquer la situation.
De nombreuses chancelleries avaient demandé à leurs ressortissants de quitter au plus vite le Mali prétextant une invasion imminente du JNIM. Face au tollé soulevé par ces appels au sein de la populations et auprès des autorités, cette situation est revenue presque à la normale avec des posts de félicitations des États-Unis à l’endroit de nos forces armées. L’Allemagne qui avait aussi demandé le départ de ses ressortissants s’est fendu un posts pour souligner son soutien financier au Mali et aux autorités.
Au même moment, c’est le 3ème plus grand armateur du monde, CMA CGM qui, à travers un communiqué annonçait la suspension de ses activités vers le Mali notamment par la voie terrestre à cause dit-elle des menaces d’attaques terroristes. Là également, une rencontre avec le ministre du commerce a permis de trouver une solution.
Le même jour où la CMA CGM reconsidérait sa décision, c’est ce même 06 novembre où le plus grand armateur du monde, MSC prenait la relève pour suspendre ses activités vers le marché malien. À croire qu’ils se sont passés le mot.
Tout comme cette situation des armateurs, au niveau des chancelleries, c’est la France, absente des premiers appels à quitter le Mali qui a pris le relais. Ce pays vient de demander à ses ressortissants de quitter « temporairement » le Mali.
Le Mali englué dans une lutte difficile contre le terrorisme fait face à des adversités extérieures qui ne disent pas leurs noms et qui, à y regarder de près semblent s’inscrirent dans la « stratégie du chaos » décrite par le président e la transition, le Général d’Armée, Assimi Goïta lors de l’inauguration de la deuxième mine de Lithium à Bougouni.
Pour les autorités maliennes et les populations le message est désormais clair : se battre ensemble pour le Mali ou périr.
Mohamed Dagnoko




