Signature de l'accord d'Alger en 2015

Dans son long discours d’ouverture de la session d’Avril du Conseil National de Transition, le colonel Malick Diaw n’a pas manqué de revenir sur l’annonce par les autorités de la caducité de l’accord de paix issu du processus d’Alger.

« Au conseil national de transition, nous avons pris acte avec bonheur de la dénonciation du caduc accord de paix pour la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger signé en 2015. Le peuple malien dans sa globalité ne reconnait pas cet accord d’Alger ».

Selon Malick Diaw, pour que les autorités et les maliens dans leur globalité rejettent cet accord, c’est parce que cet accord avait d’autres visées autre que la réconciliation des maliens et le retour de la paix.

« L’accord d’Alger n’était qu’un simulacre de paix et de réconciliation. Une insulte au Mali qu’on voulait déstabiliser en l’affaiblissant. Ils ont échoué devant le patriotisme de notre peuple et grâce à la bravoure et à l’engagement de nos dignes Famas »

Membre du Conseil National de Transition, Coulibaly Aminata Sangaré est d’avis avec son président. Elle salue l’initiative du dialogue inter-maliens qui en plus d’être une alternative crédible à l’accord d’Alger va permettre aux maliens de se parler entre eux et de trouver des solutions maliennes.

« Ce dialogue est initié par les maliens et les résolutions seront mis en œuvre par les maliens sans une intervention extérieure. Le linge sale se lave en famille. Il faut que nous nous réconciliions au sein de la famille sans aucune intervention ».

Le retrait de la CEDEAO des États membres de l’Alliance des États du sahel (AES) a été aussi salué par le colonel Malick Diaw.

Mohamed DAGNOKO